EDEA 13 juin 2015, MBOG LIAA fêtait ses 20 années d’existence

Association Mbog Liaa

Ce site a été mise à jour le Samedi 11 Septembre 2021 à 19:43

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 Jules  Simon Wasnio est l’un des plus  jeunes membres du secteur Mbog Liaa de Yaoundé. Il  a fait ses études à la faculté de droits  et de sciences économiques de Yaoundé. Il entre à  l’Ecole Nationale d’Administration  et de Magistrature (ENAM) option régies financières. Il est  aujourd’hui inspecteur principal des impôts de classe exceptionnelle. Dans l’interview qu'il nous a accordée, Jules nous présente sa vision de l’association  Mbog Liaa de demain et   propose les voies et moyens permettant d’éviter le déclin et  même la mort de Mbog Liaa.

 Vous êtes l’un des plus jeunes  membres de l’association et vos ainés dans le secteur de Yaoundé vous trouvent très dynamique, qu’est-ce qui vous a motivé à militer dans cette association ?

Sans vouloir parler en détail de l’historique de mon adhésion à l’association Mbog Liaa, je tiens quand même à indiquer  qu’un jour, au cours d’une conversation entre amis, l’un d’eux a  fait remarquer qu’il est difficile  de voir de nos jours  dans  les résultats des concours administratifs  des noms des ressortissants Basaa-Mpoo Bati (BMB).Or je me souviens qu’à notre époque, en 1988,année de ma sortie de l’ENAM, nous avions une cérémonie dénommée « passage du flambeau » qui consistait  à passer le relais  à nos cadets nouvellement arrivés à l’Ecole. Ce rite a disparu  aujourd’hui faute de « clients » je  veux dire des ressortissants BMB pour remplacer les sortants. La peine que j’ai ressentie  à partir de ce constat m’a motivée  à militer  dans  cette association avec comme pour ambition  d’apporter ma contribution et toute la collaboration  à l’épanouissement de nos cadets. C’est cette  bataille que nous  menons depuis quatre ans. Mais je dois avouer que nous avançons à pas lents.

 Quelle impression avez-vous eue après la  tenue du premier forum de Mbog liaa ?

 La tenue du forum de Malmiang a été une occasion idoine  pour réveiller  cette association qui semblait somnoler ces derniers temps. L’autre objectif de ces assisses  était  de donner une nouvelle orientation aux activités de  Mbog Liaa qui tendent à se réduire aux manifestations culturelles à caractère festif. Le forum Malmiang était une idée géniale du secteur  Mbog Liaa de Yaoundé et nous avons toutes les raisons d’en être fiers.

 Selon vous que faut-il faire sur les plans culturel, social et économique pour que l’association ne connaisse  pas de déclin ?

J’aimerais tout d’abord signaler que  les idées que je vais donner tout à l’heure ne sauraient être exhaustives. Sur  le plan culturel, je propose que nous menions  des  actions d’incitations  à la promotion de la langue Basaa Mpoo en  sensibilisant  les parents sur la nécessité  d’apprendre à leurs enfants à parler et à écrire le basaa ; en organisant  des journées de culture où la seule  langue parlée sera  le basaa ; en promouvant  et en valorisant  nos us et coutumes et les objets d’art et littérature, en promouvant  le tourisme. En faisant connaitre  les limites de  l’aire géographique Basaa-Mpoo-Bati pour  découvrir les  sites  touristiques de cet espace géographique. En Organisant   des excursions, mener des activités telle que la pêche à la ligne, poser des pièges,  la cueillette du vin de palme. En faisant la promotion de l’art culinaire et des plantes médicinales  de chez nous. Bref le retour aux sources est important pour la promotion de notre culture. Sur le plan social, je pense qu’il faut véritablement  lutter contre le chômage en assistant nos jeunes  à la préparation aux concours  administratifs  et autres tests de recrutements ; en assistant les jeunes à la recherche d’emploi ;en formant  des jeunes  à la création des  petits métiers ; en créant  une banque de l’emploi de la  main d’œuvre . Enfin sur le plan  économique et financier nous devons lutter contre la pauvreté en promouvant et en assistant  les  petites et moyennes entreprises (assistance juridique, comptable, financière, fiscale, management…) dans les domaines  de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche, de la pisciculture ; en formant les jeunes sur  les techniques modernes  de la  culture, sur les mesures  nouvelles  en faveur  de la création des entreprises etc…

  Comment  réaliser  ce vaste programme ?

Notre association n’étant  ni une institution financière ni une entreprise  commerciale, nos actions  vont s’appuyer  essentiellement sur la sensibilisation, l’information  et la formation. Nous devons pour cela organiser de façon régulière des conférences,  des tables rondes, des exposés, des débats. Je propose également que nous encouragions  la création des secteurs  Mbog Liaa sur toute l’étendue  de l’aire géographique Basaa Mpoo Bati et meme des secteurs de la diaspora .Que nous favorisions  la mutualisation des échanges  entre les différents  secteurs ; que nous organisions des descentes sur le terrain  dans le cadre des campagnes  permanentes  de sensibilisation (auprès des associations  familiales  des groupes  socioprofessionnels, des amicales), que nous favorisions  la création  des medias audio visuels. Toutefois l’action la plus importante repose sur la confection  d’un almanach des ressortissants  Basaa Mpoo Bati  identifiés  par corps de métier ou groupes socioprofessionnels.

 Propos recueillis par TATIANA MATJE

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