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Home News Interview de la semaine Rolande Ngo Issi : « le fédéralisme communautaire est l’accélérateur d’intégration nationale et non le contraire »

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Le livre « Le fédéralisme communautaire » écrit par l’honorable Cabral Libii est déjà en vente dans les kiosques au Cameroun. L’ancien Bâtonnier de l’Ordre national des avocats du Cameroun, Me Charles Tchoungang, fait partie des personnes qui estiment que cet ouvrage une menace pour le vivre ensemble.


Un avis que ne partage pas la députée Rolande Ngo Issi. Selon elle, le fédéralisme communautaire (FC) est « l’accélérateur d’intégration nationale et non le contraire ».

En plus, explique-t-elle sur sa page Facebook ce mercredi 3 novembre, ce n’est pas nouveau le libéralisme communautaire avait déjà posé la problématique de la nécessité de promouvoir nos communautés et certains le vivent déjà depuis près de 70 ans la communauté Bamileke et cela n’a aucun caractère péjoratif.

«…si nous voulons aller loin et se hisser à des sphères considérables osons et débarrassons nous de l’héritage colonial qui est l’une des sources de nos conflits. Aucun Etat n’a trouvé sa voie en utilisant les clivages des autres. Le Cameroun est un et indivisible dans sa diversité et dans ses communautés », fait-elle savoir.

La femme politique camerounaise soutient que le FC n’est pas une attribution identitaire. Car, « l’on peut avoir des grands-parents Ekang (c’est mon cas) tout en étant soi-même membre de la communauté Bassa Mpôo Bati parceque l’on a fait le choix d’épouser cette identité cette culture et la langue qui la porte ».

Ci-dessous l’intégralité de sa tribune :

Fédéralisme communautaire

Depuis que nous avons mis en place cette offre dans le prolongement de ce que nous appelons dans notre parti politique « pour un Cameroun qui protège et qui libère les énergies » où nous apportons des solutions efficaces et pérennes par rapport aux différents problèmes dans notre beau pays, beaucoup de langues se délient à tort ou à raison.

J’ai lu et entendu des propositions faites au gouvernement jusqu’à demander d’interdire la publication du livre Le Fédéralisme Communautaire du président national Honorable Cabral Libii. Alors même que j’aurais voulu lire ou écouter ces propositions pour résoudre la crise dans le NOSO. Alors de quoi parlent les auteurs ? Mais avant de comprendre je nous invite à lire notre constitution en son article 3 qui dispose que la République « œuvre pour la protection et la promotion des langues nationales » et c’est à se demander si nous percevons cette disposition comme telle? Toutefois nos langues ne sont pas des abstractions elles correspondent à des schèmes de comportements verbaux partagés entre membres des groupes humains. En réalité il n’existe pas de langue sans communauté. Arrêtez de nous distraire!!!

Dans le même ordre, certains surfent sur les terminologies qui paraissent tabou en fonction de leur position: anglophonie francophonie Sawa Bulu Beti Ekang Tikar… mais interdisent de parler de communauté anglophone francophone Sawa Bulu Beti Ekang Tikar ( curiosité).

Dans certains pays qu’on compare souvent avec le Cameroun comme le Canada où dans leur constitution une place du vocabulaire courant de tous. Pourquoi la reconnaissance d’une réalité sociale aussi évidente que la tribu et les communautés poserait elle problème ? En quoi avec des arguments objectifs le fédéralisme communautaire serait une menace à l’unité nationale ? Quand le terme implique déjà des composantes à unir! La vérité c’est que l’unité et la réconciliation n’aboutiront jamais sans la reconnaissance préalable de ces composantes, car on peut vouloir faire bonne figure mais l’on ne peut pas affirmer avec sincérité que la question identitaire n’est pas au cœur des enjeux d’avenir de notre collectivité nationale et ceux qui remettent à plus tard ce débat ou qui nient la pertinence de ce dernier sont les véritables ennemis de la Nation.

Alors retenons le une fois pour toute le FC n’est pas une attribution identitaire. L’on peut avoir des grands-parents Ekang (c’est mon cas) tout en étant soi-même membre de la communauté Bassa Mpôo Bati parceque l’on a fait le choix d’épouser cette identité cette culture et la langue qui la porte.

Le FC est l’accélérateur d’intégration nationale et non le contraire, en plus c’est pas nouveau le libéralisme communautaire avait déjà posé la problématique de la nécessité de promouvoir nos communautés et certains le vivent déjà depuis près de 70 ans la communauté bamileke et cela n’a aucun caractère péjoratif. Alors si nous voulons aller loin et se hisser à des sphères considérables osons et debarassons nous de l’héritage colonial qui est l’une des sources de nos conflits. Aucun Etat n’a trouvé sa voie en utilisant les clivages des autres. Le Cameroun est un et indivisible dans sa diversité et dans ses communautés. Restons concentrés.

Hon. NGO ISSI, entrepreneure politique

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