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Ces deux arrondissements situés dans la Sanaga maritime sont menacés par la disparition des essences à cause d’une activité illicite.
Ce 13 août 2020, deux camions gros porteurs chargés des billes de bois sont stationnés au lieu-dit grande chefferie Ndog-Makumak à Poutkak, localité située dans l’arrondissement de Ngambe. C’est depuis trois semaines que ces deux véhicules sont sur place. Les conducteurs sont partis en les abandonnant.

Un jeune convoyeur assure la garde des deux véhicules, suspects jour et nuit. Ces gros porteurs ont été bloqués devant la grande chefferie par le maire de la commune de Ngambe et les populations. Il s’agit de la démonstration d’une colère des populations au sujet de l’activité d’exploitation sauvage des ressources forestières, enregistrée dans l’arrondissement de Ngambe depuis des mois.

pillages-foretsEn plus, les responsables communaux ne sont pas parvenus à identifier l’entreprise pour laquelle ces camions opèrent. « Nous ne savons pas comment ces gens ont fait pour venir exploiter la forêt dans notre arrondissement. Nous avons bloqué ces véhicules parce que les conducteurs n’ont pas pu nous communiquer le nom de l’entreprise qui les emploie. En plus, ils n’ont aucune autorisation légale leur permettant d’exploiter nos ressources forestières.

Nous avons saisi les responsables des Forêts et de la Faune du département de la Sanaga-maritime et nous attendons leur réaction depuis trois semaines », affirme Simon Pierre Bimai, maire de la commune de Ngambe.
Les populations de l’arrondissement de Ngambe, région du Littoral vivent le calvaire. Trois villages de cette commune font l’objet d’une exploitation sauvage des forêts. Des exploitants forestiers ne possédant aucune autorisation légale ont envahi cet arrondissement créé depuis 1923 pour mener leurs activités sans un cahier des charges.
Non seulement la forêt fait l’objet d’une exploitation illégale, les populations des villages Poutkak, Botkoo et Bakombe ne peuvent plus se déplacer aisément en véhicule ou en moto en cette saison pluvieuse. Les camions transportant les billes de bois ont dégradé les routes. A cause de cette activité irrégulière, l’on observe déjà les conséquences économiques et environnementales dans les villages confrontés à cette activité irrégulière.

L’on peut citer entre autres, le phénomène de pollution des cours d’eau, la dégradation des ponts. Face à cette situation désolante, les autorités administratives de la Sanaga maritime et les responsables du ministère des Forêts et de la Faune ont été saisies. Mais les solutions aux doléances formulées par le maire de Ngambe et les autorités traditionnelles, pour mettre un terme à cette pratique irrégulière, n’ont toujours pas été trouvées.

Les populations de Ngambe attendent une intervention du président de la République du Cameroun pour mettre fin à cette pratique qui constitue une menace réelle de la cohésion pacifique au sein de cet arrondissement. Bien avant l’exploitation illégale de la forêt de Ngambe, les populations avaient déjà du mal à se déplacer à cause du mauvais état des routes.
Le village Mbanda est situé dans l’arrondissement de Massock-Songloulou. Cette localité située à quelques mètres de Poutkak est confronté depuis plus de six mois à l’exploitation illégale de forêts. « Les motos et les véhicules ne peuvent plus passer. Les autorités administratives restent silencieuses face à nos malheurs. Nous sommes en saison pluvieuse malgré cela le préfet et le sous-préfet restent muets face à nos difficultés », explique Joseph Um, habitant du village Mbanda. Dans cet arrondissement, plus de 10 villages sur les 54 sont confrontés à ce fléau. Les exploitants profitent de la précarité des populations pour mener leurs activités.

Pour mettre un terme à la dégradation du patrimoine routier pendant cette saison pluvieuse, le maire de la commune de Massock-Songlou-lou a signé un arrêté le 30 juillet dernier. Dans son arrêté, il suspendait la circulation des gros porteurs dans l’arrondissement de Massock Songloulou pendant la période du 1er août au 20 octobre 2020.

Cette mesure salutaire de l’autorité municipale avait été annulée par le préfet de la Sanaga-Maritime. Concernant l’exploitation sauvage des forêts dans la commune de Massock-Songloulou et Ngambe, les populations soupçonnent les autorités administratives du département de soutenir ces exploitants véreux qui ne respectent aucun cahier de charges.

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