EDEA 13 juin 2015, MBOG LIAA fêtait ses 20 années d’existence

Association Mbog Liaa

Latest update Tuesday 30 June 2020 à 09:38

Edito

Newsletter

Please subscribe for free to receive regularly the communities Bassa, Bati and Mpo'o news.

Visites du site

Compteur activé le 30/05/2018

Visites depuis 01/01/2018
2019055
Ce jour854
Hier3764
Cette semaine8142
Ce mois44995
Total2019055

Patriarche-Mbombog-Mahop-Ma-Mbom-a-PoutkakLa commune de Ngambé est l’une des plus vieilles communes de la Sanaga Maritime. Elle a été créée par l’arrêté n°232/23 du 07 juin 1955 depuis l’époque coloniale au même moment que les communes de Nkongsamba, Mbalmoyo ou d’Eseka, villes devenues aujourd’hui chefs lieux de département ou de communauté urbaine. Elle est la mère qui, par éclatement a accouché des communes de Ndom, de Massok-Songloulou et de Nyanon et a vu au fil du temps sa superficie et sa population diminuer. Ngambè mérite pourtant aussi d’être un chef lieu de département, on y trouve tous les services administratifs.

Valonnée, riante, fleurie, piquée d’innombrables palmiers, sémée de gazon vert, de bouquets d’arbres en fleurs, cette ville est certainement la localité la plus pittorresque du département de la Sanaga Maritime. L’enclavement, le manque d’alimentation en eau ainsi que les coupures régulières et prolongées d’électricité dans cette ville sont de graves freins pour son développement et l’épanouissement de sa population. L’histoire moderne de la commune de Ngambè commence par l’installation et la création de la subdivision BABIMBI en 1922, puis, l’installation de son premier administrateur colonial (Pinelli Eugène) le 07 juin 1955. Il est remplacé par le secrétaire d’administration Pi David Henri (1955- 1956). La commune s’étend sur une superficie de 470 km² pour une population totale d’environ 9.000 habitants (selon les données collectées sur le terrain) disséminés dans 54 villages et une chefferie de 2ème degré. Elle est limitée:

  • au nord, par la rivière Djouel à la frontière avec la commune de Ndom et de Nyanon ;
  •  au sud et à l’Est par la commune Massock-Songloulou,
  •  à l’ouest par la commune de Yingui (département du Nkam).

La commune s’étend entre 10° 36’50 86 de longitude est et 4°13’55 .30 de latitude nord. Avec son climat équatorial de type guinéen à 4 saisons réparties comme suit:

    une grande saison de pluie de mi-août à la mi-novembre,
    une grande saison sèche de mi-novembre à février,
    une petite saison de pluie de mars à mai,
    une petite saison sèche entre Juillet et mi-août.

Ngambè

La commune de Ngambè est un symbole de lutte contre l’occupation. Malgré les nombreux assassinats de population par l’administation coloniale, la résistance des combattants pour une “vraie” indépendance a caractérisé les populations pendant de nombreuses années. Ceci a valu à la communauté de nombreux assissinats de sa population, sa fuite vers d’autres régions du Cameroun ou dans le “maquis”. On dénombre dans la ville de Ngambé et dans les villages environnants de nos jours de nombreuses fausses communes où ont été, sans décompte, enterrés les résistants et les populations civiles massacrés lors des émeutes par l’administration coloniale. D’autres villages présentent les symboles de résistance ou alors de l’organisation de la société civile, telle la statue de son Altesse Eminentissime Mbombog Mahop Ma Mbom dans son village Poutkak, situé sur la route Sonmbengue-Ngambè.

Il a règné dans cette commune une rebellion jusqu’aux années 1972, date de la sortie d’une vingtaine de rebelles de la brousse accompagnés de leurs familles. Le plus impitoyable des rebelles de la commune après les indépendances (Yetna Leba) est tombé sous les balles de l’armée camerounaise le dimanche, 05 mars 1973 aux environs de 08:30 heures et sa tête comme un butin, exposée sur la “place de l’indépendance” de Ngambè le même jour vers 15:00 heures.

Les températures moyennes relévées à Ngambè chef lieu de la commune oscillent autour de 24°C, entre 22,5°C au mois de juillet et 24,6°C au mois d’avril. Les précipitations maximales sont enregistrées en avril-mai et en septembre-octobre. Leur moyenne annuelle se situe entre 1500-2000 mm. La commune de Ngambè est caractérisée par un relief très accidenté dominé par les chaînes de montagnes au nord et à l’est de la commune. La ville de Ngambè chef lieu de la commune est bâtie sur les versants des montagnes et les bas-fonds. Ce qui donne une fraîcheur méditérranéenne à la ville entraînant dans les premières heures de la matinée sur une bonne partie de l’année une nappe de brouillard de couleur blanchâtre dûe au refroidissement de l’air, avec une visibilité parfois de moins de 20 mètres. Ngambe dispose d’un réseau dense de cours d’eau dont les principaux sont : Maoua, Mang, Muge, Ipahe, Hohon, Koda, Ngunè dont la présence constitue une potentialité énorme dans le cadre du développement des activités touristiques et halieutiques de la localité. Certains de ces cours d’eau sont dotés de chutes dont l’exploitation pourrait donner une autonomie électrique à la commune.

Les sols de la commune de Ngambè sont très fertiles. Ils sont  profonds, latéritiques, ferralitiques, caillouteux, argileux et riches en matières organiques, ce qui favorise le développement d’une diversité des cultures vivrières et de rentes. La végétation est formée de petites savanes arborées et d’une forêt primaire dominée par les grands arbres dont les essences principales sont : l’iroko, l’acajou, le sapeli, le fromager, le doussié, le bongossi, le movingui, le padouk etc…, où on trouve des animaux et des oiseaux de toutes sortes. On y retrouve les espèces d’animaux sauvages tels que les buffles, les antilopes, les porcs-épics, les lièvres, les singes, les pangolins, les lézard verts, les boas, les rats palmistes, les aulacodes, les céphalophes à dos jaune, les civettes, les varans, les crocodiles, les pythons, etc.

La population de la Commune de Ngambè est à 80% agricole. Les activités comme le petit commerce, la chasse, la pèche, l’élévage, l’exploitation des ressources naturelles (carrière de sable, de pierres et de latérite) est aussi pratiquée ici. On note ces derniers temps l’amélioration de la pratique de l’élévage avec un chaptel important de boeufs et porcs. Ceci avec la bénédiction d’une élite qui veut faire de Nganmbè, une région avec des unités de fabrication des saucisses et saucissons, tout comme différentes charcuteries sèches entièrement élaborées sur place.

Partager l'info