EDEA 13 juin 2015, MBOG LIAA fêtait ses 20 années d’existence

Association Mbog Liaa

Ce site a été mise à jour le Mardi 06 Novembre 2018 à 13:38

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assiko-La culture peut se définir comme le mode de vie d´un groupe, élaboré dans le passé, transmis à la postérité, de génération en génération, s´articulant autour des aspects comme le système sociopolitique, religieux, l´alimentation, l´habitat, l´habillement et/ou la tenue vestimentaire, les arts, les us et coutumes et la mentalité. Nous allons nous pencher, dans cette petite séance, sur un seul aspect de la culture des Bassas, celui de leur mentalité et valeurs. Nous partons des observations que nous avons effectuées, pendant près de cinq lustres, auprès des Bassas que nous avons rencontrés, tant au Cameroun qu´outre-mer, pour dégager la tendance ou le style de la  mentalité et des valeurs des Bassas. Pour pouvoir mettre en exergue ces valeurs – et défauts, hélas --, nous avons utilisé l´observation à long terme et l´induction.

Tout d´abord, le Bassa est un être humain, tout comme les autres, avec ses défauts et ses qualités. Il a aussi des valeurs, c´est à dire des normes et idéaux  qu´il considère comme très importants. Mais certains observateurs vont souvent plus loin jusqu´à soutenir que les Bassas seraient très belliqueux. Nous avons constaté que les Bassas -- tant en région ou pays bassa que dans d´autres villes et localités du Cameroun ou d´outre-mer -- abominent  la malhonnêteté --  'matjang'--  et l´ humain malhonnête --  'mut matjang'. Cela veut dire que tant que vous vivez avec un Bassa dans l´honnêteté et la transparence, il vous considérera comme son ami, et il sera prêt à se dépenser pour vous, pour vous mettre à l´aise. S´il constate toutefois  que vous le trompez, que vous êtes malhonnête ou louche, vous aurez  tout gâché ; il vous sera très difficile de regagner sa confiance. De plus, le Bassa n´aime pas le délateur -- 'hikokong'.

Le Bassa est-il extrêmement belliqueux ? Non. Le Bassa a seulement un sens très aigu de la « vérité » et de la « justice ». Il aurait hérité cette manie de « vérité » et de « justice » de ses ancêtres de Kémitie – ou de l´Égypte antique pharaonique, comme on dit aujourd´hui –, qui entretenaient et cultivaient la philosophie du Maat. Cette dernière  repose sur les deux principes de « vérité » et de « justice ». Cette philosophie a entraîné l´établissement du  système de « justice immanente » encore en vigueur aujourd´hui dans certains coins du pays Bassa.

Pour faire éclater la justice, on a parfois recours à un procédé au bout duquel la personne qui ne veut pas dire la 'vérité' à propos d´un mal dont elle serait responsable sera violemment punie, en subissant un choc dans son corps physique. Cette punition immanente a pour but d´administrer la justice pour rétablir l´équilibre ou l´harmonie. Notre Bassa est donc un être humain très épris de justice. Il y a des Bassas qui pratiquent même la 'justice immanente préventive'. Par exemple, pour protéger leurs biens contre d´éventuels malfrats ou d´autres petits malins, ils vont les protéger contre des procédés visibles, qui ont un effet dissuasif et en même temps un effet punitif sur tous ceux qui auront tout de même décidé de s´arroger, sans autorisation, les biens du véritable propriétaire. D´autres Bassas préfèrent ce qu´on appelle la « justice du choc en retour » ou « justice à effet boomerang » -- 'Tém ni nyè' en bassa. Pour ces personnes, l´ennemi doit subir lui-même le mal qu´il a voulu infliger à une autre personne innocente.

Le Bassa, à l´instar de ses aïeux de l´Égypte ancienne, est  souvent très religieux.

Certaines esprits goguenards ont l´habitude d´affirmer qu´en frayant avec un Bassa, on devrait toujours fouiller ses poches pour se rassurer qu´il n´y a pas planqué quelques timbres qu´il pourrait utiliser à l´occasion, en portant plainte contre toute personne qui viendrait porter atteinte à sa quiétude, à sa tranquillité ou à ses biens.

En outre, il  y a l´amour de la transcendance -- dans la double acception du terme, c´est-à-dire le dépassement de soi et la recherche de Dieu – chez le Bassa. D´une part, il aime se surpasser, se dépasser ; d´autre part il recherche Dieu, comme ses aïeux, les anciens Égyptiens. Le Bassa, à l´instar de ses aïeux de l´Égypte ancienne, est souvent très religieux. C´est la raison pour laquelle on rencontre plusieurs désignations de Dieu chez les Bassas : « Tâ Nyámbé », «  Nyámbé », « Tâ », « Nw`e´t », « Hilolomb », « J`o´b ».

Selon le Dr. (docteur) Eugène Wonyu ( dans son opuscule sur l´histoire des Bassas du Cameroun, de l´Égypte antique pharaonique à nos jours), les anciens Bassas entretenaient la croyance selon laquelle c´est le fils de Dieu, « Mbotmot » -- ce qui signifie 'Créateur des hommes' en bassa -- qui  créa les êtres humains, et non Dieu lui-même. Or, le 'Nouveau Testament' de la Bible enseigne que Jésus-Christ est le Fils de Dieu, car il descend de Dieu, qu´il est Dieu qui a tout juste pris la forme humaine pour vivre pendant un certain temps avec les hommes – d´où son nom civil 'Emmanuel', qui signifie 'Dieu avec les hommes'--, que tout ce qui existe fut créé par Jésus-Christ et pour Jésus-Christ. Maintenant, lorsqu´on pense à la divinité Ptah des aïeux des Bassas à Men Nefer – ou Memphis en grec --, on constate que Ptah était considéré comme le Dieu qui créa tout ce qui existe, que Ptah était représenté sous forme d´homme, d´être humain, comme Dieu prit la forme humaine et fut appelé Jésus-Christ ou Emmanuel – c´est-à-dire 'Dieu avec les hommes'.

En comparant Ptah, Créateur de tout ce qui existe, selon la croyance des aïeux des Bassas à Men Nefer, en Basse-Égypte, dans l´Antiquité, au Dieu du ' Nouveau Testament', qui prend la forme humaine et qui est Créateur de tout ce qui existe, ainsi qu´à  la croyance des anciens Bassas plus tard et selon laquelle c´est 'Mbotmot', le Fils de Dieu, qui créa les hommes, on est tout simplement sidéré par  la ressemblance évidente, la constance et la continuité de cette croyance.

Le goût du dépassement du Bassa le pousse souvent à affectionner le courage, l´abnégation et les défis, tant il aime les relever, pour toute la collectivité ou le 'Peuple' -- 'long' en bassa. En même temps, il attend souvent d´autrui – même si celui-ci ne le sait pas – la connaissance et le respect des principes de vérité, de justice et d´équité. C´est pour cela qu´un Rigobert Song Bahanag a fait l´unanimité comme parangon de courage et d´abnégation au sein des ' Lions Indomptables du Cameroun'. Rigobert Song Bahanag a l´habitude de dire et de reconnaître qu´il joue dur, mais d´une manière régulière, honnête, avec équité ; c´est cela un pan de la mentalité bassa.

Le Bassa est appelé à respecter et à honorer autrui, mais il ne doit pas craindre autrui ; il ne craint et n´adore que Dieu.

De l´autre côté, on se rappelle qu´André Kana Biyick assena un coup de tête au défenseur Marocain Hassan et lui fractura ainsi le nez lors du match 'Maroc – Cameroun' de la Coupe d´Afrique des Nations de 1988. Le défenseur Marocain s´était probablement  comporté comme un homme malhonnête – ' mut matjang' --, en le provoquant et en faisant preuve d´indiscipline. Pendant ce match, Emmanuel Kunde s´évertua à expliquer à l´arbitre Mauricien qu´il avait intérêt à user de son autorité pour maîtriser la rencontre, calmer les esprits en faisant preuve d´impartialité, sanctionner équitablement les actes irréguliers des Marocains, par exemple le vilain jeu du défenseur Marocain El Biaz sur la cuisse de Roger Milla. Mais dommage, l´arbitre ne fut visiblement pas à la hauteur de cette partie si bien que Stephen Tataw Eta, le coéquipier de Kunde et de Kana Biyick, fut obligé de recourir à une méthode musclée pour neutraliser le meneur de jeu marocain Bouderbala Aziz.

Il y a des Bassas dans d´autres pays africains

Nous nous souvenons aussi de ce que George Weah -- un autre Bassa qui avait arboré le maillot du TKC de Yaoundé, au Cameroun -- fit à un joueur portugais dans la dernière décennie du 20ème siècle. George Weah jouait à l´époque dans le Milan AC, en Italie.

Weah est un Bassa du Libéria. Il y a des Bassas dans d´autres pays africains. Le patriarche Théodore Mayi Matip expliquait que ces Bassas auraient cependant perdu l´usage de la langue bassa parlée au Cameroun. Néanmoins, Weah a conservé son patronyme Bassa puisque le nom  'Weah' veut dire 'ectoplasme, personne molle, faible physiquement en bassa du Cameroun.

Weah administra un coup de tête à ce joueur portugais parce qu´il estimait que ce joueur portugais fit preuve d´indiscipline caractérisée en lui faisant subir des actes irréguliers et parce que l´arbitre qui aurait dû sanctionner ces actes ne le fit pas.

Certains se rappellent parfois le coup de poing que Jean-Claude Pagal assena à Henri Michel, à qui il reprochait sa non-sélection -- partant l´injustice --  pour le Mondial de 1994 aux Etats-Unis, alors que Pagal était d´avis qu´il faisait partie de ceux qui avaient activement participé à la qualification de l´équipe nationale du Cameroun à Coupe du monde de football de 1994. Bien sûr, nous n´approuvons pas la violence ; nous souhaitons seulement que les êtres humains n´exaspèrent pas leurs prochains, en les soumettant à des traitements injustes et inéquitables, et ainsi en les incitant à se rendre justice -- 'd´assurer eux-mêmes leur salut' -- d´une manière violente.

En pays bassa, une autorité est respectée aussi longtemps qu´elle se respecte, c´est-à-dire aussi longtemps qu´elle pratique la 'Vérité ' et la 'Justice', et surtout tant qu´elle recherche directement le 'bien-être' du « Peuple », de la collectivité ou du groupe. Si elle devient défaillante par rapport à la 'Vérité ', la 'Justice' et le 'bien-être' du groupe, elle se vide automatiquement elle-même de sa substance. Le Bassa n´est donc pas viscéralement subversif, il ne respecte qu´un ordre basé sur Maat ( Vérité – Justice) et sur l´épanouissement individuel et collectif de l´individu et de tout le groupe. Le Bassa est toujours jaloux de ses libertés individuelles, surtout de sa liberté d´expression. C´est la raison pour laquelle le Bassa sera toujours prêt à dire à son prochain : « Que je parle ou pas, je mourrai de toute façon un jour ; d´ailleurs, je ne mange pas chez toi. » Si, maintenant, vous hébergez et nourrissez  un Bassa, tout en lui défendant de jouir de ses libertés individuelles, de les exercer, il vous accusera de chercher à le corrompre, de chercher à étouffer la vérité, de l´oppresser et surtout de l´avoir ainsi piégé pour l´empêcher de s´épanouir. Il vous considérera comme un homme méchant – 'bébá mut'.


Les Bassas ont aussi des défauts dont ils devraient se débarrasser pour pouvoir connaître et vivre une certaine renaissance semblable à l´épanouissement exceptionnel que connurent leurs aïeux dans l´Antiquité à Men Nefer (Memphis), dans le delta du Nil. Le premier de ces défauts, c´est l´envie et/ou la jalousie entre les Bassas. Quand un Bassa est en train de réussir dans un domaine précis et si de surcroît il se met à se vanter – ce qui est un autre défaut--, alors un autre Bassa pourrait l´envier et commencer à lui mettre les bâtons dans les roues ou à comploter contre lui. Parfois, ceci entraîne des pratiques de sorcellerie et l´utilisation des 'missiles occultes' – le 'nsong'.

A propos de sorcellerie, celle-ci n´est nullement l´apanage des Bassas ; en fait, elle est un phénomène universel, que l´on rencontre dans toutes les cultures, dans tous les pays de notre planète.

Une des solutions à ce fléau serait de sensibiliser permanemment tous les Bassas, ceux qui réussissent et/ou sortent du lot à partager ne serait-ce qu´une petite fraction des fruits de leur réussite avec ceux qui seraient moins fortunés, et surtout à rester humbles. En outre, les Bassas d´outre-mer et de l´étranger pourraient s´impliquer  d´avantage au développement intellectuel et matériel du bercail bassa.

Nos aïeux, les anciens Égyptiens, avaient une certaine sagesse notable ou remarquable.

De plus, pour enrayer les maux et travers attentatoires à l´harmonie et à l´épanouissement  multidimensionnel des communautés bassas, les Bassas gagneraient à se souvenir de la sagesse ancienne de leurs aïeux de Men Nefer ( Memphis), en Égypte ancienne, et à la vulgariser en contrée bassa. Les anciens Égyptiens nous ont légué « Le Livre des Morts », un document qui enseigne, entre autres, comment nous devons vivre sur terre. Même l´historiographie hébraïque et la Bible reconnaissent honnêtement que le prophète Moïse était instruit dans « toute la sagesse égyptienne », quand Moïse vivait chez un de nos pharaons. Nos aïeux, les anciens Égyptiens, avaient une certaine sagesse notable ou remarquable.

«  Le Livre des morts » enseigne, entre autres, que l´homme doit mener une vie vertueuse sur terre, car c´est ce qui détermine son sort ou sa destinée dans l´au-delà, juste après sa mort. Selon les enseignements contenus dans ce livre laissé par nos aïeux, tout être humain est jugé après sa mort selon la vie qu´il aura menée sur terre. On rencontre exactement la même pensée dans la Bible.

En effet, le 'Deuxième Testament' ( 'Nouveau Testament' de la Bible) déclare qu´«après la mort, c´est le jugement. » Le même  'Nouveau Testament' affirme que tout être humain comparaîtra devant le tribunal du Fils de Dieu et Sauveur ( 'Ntóhól'), qu´on peut assimiler à  'Mbotbot' des anciens Bassas et à Ptah représenté sous la forme humaine chez les aïeux des Bassas à Men Nefer ( Memphis) en Basse-Égypte.

Par ailleurs, nous rencontrâmes un Bassa à Douala en 1990 ; ce Bassa nous surprit agréablement. Il nous expliqua que son père bassa lui avait enseigné que lorsque quelqu´un est valeureux et en train de réussir, il fallait absolument l´encourager – il ne fallait jamais lui mettre les bâtons dans les roues --, le mettre dans les conditions optimales pour qu´il améliore son rendement.

On peut aussi faire remarquer que le Bassa aime parler. Certains Bassas affectionnent le discours prolixe et rhétorique ( ' bisora'), d´autres semblent s´être spécialisés dans l´engueulade ( 'djomol') – qui est aussi un genre littéraire chez les Bassas. Pendant ce temps, certains préfèrent l´entretien sérieux et édifiant, la séance ou le dialogue philosophique ( 'nkwèl').

« Une seule main ne confectionne pas un paquet. »

Ce qui est aussi frappant chez les Bassas, c´est qu´ils ne connaissent et ne pratiquent pas le tribalisme ; ils sont toujours prêts à cohabiter avec les autres ethnies ou peuples, comme leurs aïeux cohabitèrent avec les Juifs, enfants de Jacob Israël, en Basse-Égypte. En général, les Bassas cherchent toujours à être impartiaux. Même quand ils sont patrons d´une organisation ou d´une structure, ils ne prendront un Bassa que s´ils sont sûrs qu´il est fiable, performant et surtout s´ils sont convaincus que le Bassa pourra au moins écouter et mettre en pratique les conseils que le patron bassa lui prodiguera, pour que toute la structure ou l´organisation ne périclite pas, de peur qu´on ne dise plus tard que c´est à cause des Bassas que la structure est en train de battre de l´aile ou de sombrer.

Quand un Bassa embauche ou emploie son frère ( 'magnan'), il lui prodiguera, de temps en temps, des conseils en bassa, pour qu´il accomplisse convenablement son travail, en évitant les fautes. Les Bassas, en général, sont toujours conscients du fait qu´ils appartiennent à la même famille et qu´ils ont le même sang qui coule dans leurs vaisseaux sanguins. Parfois, le collaborateur bassa donnera aussi des conseils à son patron bassa, qui est pourtant son supérieur hiérarchique, l´appelant même 'aloga' – ce qui veut dire en français 'gars' --, pour le tuyauter afin qu´il gère très bien la structure, l´organisation ou la boîte. Le but visé de cette complicité fraternelle est souvent de créer une atmosphère favorable au travail bien fait et à une excellente gestion de l´organisation en question, pour que le peuple bassa, dans son ensemble, ne soit pas blâmé de pratiquer la gabegie.

En somme, les Bassas ont intérêt à repenser, rénover et actualiser constamment leur culture, pour conserver les éléments positifs, évacuer ceux qui peuvent nuire à l´individu et à la communauté ou société, les vulgariser, les enseigner aux nouvelles générations, aux fins de redevenir innovateurs comme leurs aïeux en Égypte antique pharaonique. Le Bassa aspire à la  justice, à la vérité, au bien-être collectif. Il est épris de courage ; il craint seulement Dieu, et non les hommes. Il abhorre la malhonnêteté et est – malheureusement parfois -- prêt à se rendre justice s´il se rend compte que les juges institués par la société sont défaillants. Enfin, il méprise toute autorité qui ne pratique pas la 'justice', la 'vérité' et l´'équité',  ou qui pense plus à elle-même qu´à tout le ' Peuple'.

Ce qui est quelque peu regrettable aujourd´hui, c´est que peu de Bassas – du bercail comme de l´étranger – s´intéressent activement à l´épanouissement moral, intellectuel, 'infrastructurel' et économique des villages et des villes bassas.

Au reste, c´est ce que nous avons pu retenir en observant les Bassas pendant plus de deux décennies. Comme dirait Jacob Zera, l´initiateur et le principal animateur de la philosophie moderne et des 'Lumières africaines' en Éthiopie du 17ème siècle, nous ne prétendons certainement pas avoir tout vécu, entendu, analysé ou exposé ;  que celles ou ceux qui ont des choses à dire sur les valeurs – et les défauts -- des Bassas, prennent le relais et nous édifie, car un proverbe bassa dit : « Une seule main ne confectionne pas un paquet. »  C´est ainsi que nous pourrions expurger notre culture, la débarrasser des scories, la fignoler et la léguer à la postérité, pour que cette dernière  ne perde pas ses repères bassas à l´ère de l´information d´un monde en perpétuelle mutation.


Par Mathias Victorien Ntep

Francfort (Main), Allemagne

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