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cinquantenaireDans nos sociétés africaines et plus particulièrement au Cameroun, la venue des jumeaux dans un foyer est perçue comme une bénédiction. Et la manifestation de celle-ci, se traduit par des rites spéciaux destinés à ce genre d’événement. La considération dont jouissent les jumeaux dans les différents groupes ethniques du letch, se traduise par le fait qu’ils  sont perçus comme des êtres doués d’un certain nombre de pouvoir. Pour savoir comment ce rite d’initiation est pratiqué, Au Letch a fait un bindi détour dans trois tribus qui pratiquent les rites d’initiation  des jumeaux : Commençons chez nos amis, les Bassa. Hein Manyan !

Chez les Bassa, on ne veut pas se compliquer la vie avec des noms. Du coup, la femme qui accouche des jumeaux, s’appelle maman, un point c’est tout. Pendant son accouchement, elle est assistée de plusieurs femmes : sa mère, sa belle-mère ou sa belle-sœur. Mais dans certains cas, le mari peut être autorisé à y assister.

Dès que les muna sont sortis du ventre de leur mère, le placenta de chaque enfant est retiré et enterré au pied d’un bananier. De peur qu’Ezaboto ne lance ses ondes négatives sur les enfants, cela se fait dans la confidentialité totale. Pour chasser ses esprits maléfiques, ils sont embaumés d’huile de palme qui créer une barrière protectrice.

Lorsque les parents rentrent de l’hôpital, et avant de pénétrer dans la concession familiale, un rituel est organisé à l’entrée de la maison. Un pagne avec des écorces est étalé à l’entrée. La mère fait coucher les jumeaux et traverse par dessus l’un après l’autre neuf fois, avant que le pater les porte.

Après, tout le monde peut entrer saluer les enfants. Chez les bassa, le nom  jumeau s’écrit « Mahas », qui veut aussi dire de manière littérale «  né ensemble ». Mais les noms que doivent porter chaque enfant, sont laissés au choix des parents.

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