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Ce site a été mise à jour le Mardi 06 Novembre 2018 à 13:38

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Les faits se sont produits au lieu-dit « Mobil Njoh Njoh », où la Communauté urbaine de Douala construit la stèle de ce martyr de l’Indépendance du Cameroun.

Les chefs traditionnels du canton Bell à Douala sont mécontents. Ils n’apprécient guère l’idée qu’a eue la Communauté urbaine d’ériger un monument au lieu-dit « Mobil Njoh Njoh » (intersection entre les quartiers Bali et Bonapriso, ndlr), en mémoire du nationaliste Ruben Um Nyobe. Pour exprimer leur ras-le-bol, ils sont descendus sur le site dans la mi-journée du samedi 26 mai 2018 et ont détruit le chantier devant accueillir la stèle de ce martyr de l’indépendance du Cameroun.

Munis de pèles, de marteaux et par la force de leurs bras, les chefs traditionnels ont saccagé toute la clôture construite à l’aide de lattes et de contreplaqués. Ils ont, en outre, fait des rites sur la fondation pour conjurer le mauvais sort sur quiconque poursuivrait les travaux d’érection de la stèle en ces lieux. Le chef supérieur du canton Bell, S.M Jean Yves Eboumbou Manga, a supervisé la manifestation qui a drainé une bonne poignée de fils et filles Sawa. Ceux-ci ont d’ailleurs entonné des chansons pendant l’exécution des rites.

Les chefs du canton Bell déplorent le fait qu’ils n’ont pas été consultés avant l’érection de cette stèle. « Il s’agit quand même d’un signe fort. Eriger un monument d’une telle envergure dans un village comme le nôtre, qu’on nous surprenne comme tout le monde, ne nous parait pas correct. Raison pour laquelle nous avons voulu qu’il soit clair que cette façon de faire n’est pas du tout appréciée par nous. Notre manifestation montre que nous ne voulons pas avoir ce monument. C’est un droit », a indiqué Sa Majesté Pierre Nteppe Mahove, chef traditionnel du village Bonapriso.

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