EDEA 13 juin 2015, MBOG LIAA fêtait ses 20 années d’existence

Association Mbog Liaa

Ce site a été mise à jour le Mardi 18 Septembre 2018 à 13:26

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Douala, Diala ou Lihala.

Douala, cité portuaire et cosmopolite aujourd’hui investi par diverses peuplades, avait été originellement investi par le peuple basàà avant l’arrivée des explorateurs. La localité disposait alors de trois régences placées sous l’égide de trois grandes chefferies dans la contrée Babimbi. Il s’agit des régences de Bonaberi, Deido et Ndogbong où peut-on encore en retrouver des vestiges qui sont les différents baobabs récemment détruits.

Il faut attendre plusieurs siècles pour que les ngala-duala, en provenance du Congo, y rejoignirent ceux qui seraient vraisemblablement leurs cousins, notamment les basàà. Ils furent alors installés à Pitti et Tondè, localités périphériques de l’embouchure du Wouri.

À la suite de nombreuses altercations entre les allogènes et les autochtones, le chef de la localité décida de transférer les allogènes en amont de la côte afin d’être mieux contrôler. Voilà comment les ngala-duala bénéficièrent de manière officielle d’une dotation de deux domaines en plein cœur de ce qui allait devenir la ville de Douala. Il s’agit pour le premier espace, de la rivière Mboppi à Deido en touchant Akwa – Bonakou (actuel Bessengue). Quant au second espace, il était Djebalè (Di é balè) (signifiant ce qui nous a été donné).

L’arrivée des explorateurs par Muanko (Yoyo) changea rapidement la donne de la localité et même de l’intérieur du pays. Amenant tout aussi des guerres entre les envahisseurs et les autochtones, les premiers furent ainsi contraints de changer de comptoir et investirent l’embouchure du Wouri, ce qui profita alors aux ngala-duala qui devinrent leurs premiers intermédiaires, même si la surveillance du territoire fut-elle aussi accentuée par le grand dignitaire en installant tout autour du fleuve Wouri (Lép Huri) les régences précédemment citées dont le dernier des gouvernants fut le chef Nyalla Mahop, qui repose désormais en paix au plateau joss à bonandjo, enterré par les allemands juste derrière la Gmi.

Non satisfaits dans les négociations par la rigidité des maîtres d’alors, à savoir les chefs basàà, les allemands entreprirent de renverser leur pouvoir au profit de celui des ngala. C’est ainsi que les duala se libérèrent du joug basàà et devinrent les premiers intermédiaires des explorateurs, même si la terre, elle, continua d’être celle des autochtones, donc des basàà représentées par les familles suivantes : Banguè, Bédi, Ndog- Bati, Ndog –Bông, Ndog -Hém Dikè, Ndog -Hém Dikô, Ndog –Passi, Ndog –kotti, Ndog – simbi, Ndog -Kimbè Dikè, Ndog -Kimbè Dikô, Ngôma, Ngombè, Kora, Léndi, Lôg-baba, Lôg-Bissu, Lôg-Elloka, Lôg-Hot, Lôg-Pom, Makeppè 1 (Missôkè), Makeppè 2 et 3, Malangè, Nyalla.

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