EDEA 13 juin 2015, MBOG LIAA fêtait ses 20 années d’existence

Association Mbog Liaa

Ce site a été mise à jour le Mardi 19 Décembre 2017 à 12:48

« Il faut créer un statut pour les choristes »

Vous venez d’être porté à la tête de la confédération des chorales catholiques Bassa, qu’est ce qui vous tient le plus à cœur qui sera le signe sous lequel vous placez votre mandat ?

C’est l’unité des chorales. En un seul mot je dirai l’unité. Vous savez quand on est en union, quand on vit dans l’unité, on peut résoudre beaucoup de problèmes. Nos chorales sont éparpillées, et vraiment très distancées, si nous ne sommes pas unies, si nous n’avons pas une organisation nationale, c’est difficile d’atteindre un certain nombre d’objectif.

Lesquels par exemple ?

On a remarqué au niveau de l’église catholique que c’est chacun qui devenait auteur compositeur, c’est chacun qui décidait de ce qu’il voulait dans une chanson, du rythme comme il le sentait, bref c’est chacun qui faisait du n’importe quoi, disait du n’importe quoi, chantait n’importe comment. Il a don fallu arranger tout cela en créant une organisation qui harmonise tout. Désormais, il faudra que le chant qui est chanté a Mbalmayo, à Garoua, a Limbe etc.… soit le même chant qui est chanté à Douala à Eséka et a Edéa, et partout.

C’est cela la raison de la raison de la création de cette confédération ?

Oui. C’est exactement cela qui justifie la raison de la création de cette organisation, pour uniformiser le chant pour rendre le chant beau attractif et assez brillant et connu de tous, et chanté de la même façon quelque soit le lieu ou l’on se trouve.

Qu’est ce qui fait votre joie aujourd’hui au terme de cette cérémonie qui consacre la mise en place de cette organisation ?

Ma joie c’est l’unité que je perçois ici ce jour. Je vous assure qu’il y a des choristes qui sont parti de très loin dans les villages environnants de la ville d’Eséka, et qui ont même emprunté le train. Et malheureusement le train est tombé en panne, mais ils ont emprunté des motos après avoir parcouru de nombreux kilomètre e à pied. Et les voici ici au milieu de nous, les voici ici a Douala. C’est une très grande joie. Quand les gens se retrouvent dans une unité comme celle-ci… c’est tout simplement formidable.

Durant votre mandat sur quel chantier allez-vous-vous appesantir.

J’ai annoncé tout à l’heure six chantiers. Le premier chantier c’est l’instauration de la censure. Le deuxième c’est la formation parce que comme je vous le disais, pour avoir des chants beaux brillant attrayant et performant il faut former les gens il ne faut pas que les gens continuent de faire n’importe comment. Le troisième chantier c’est qu’il faut créer un statut pour le choriste

Un statut pour le choriste ?

Oui justement parce que, pour rendre le choriste important, il faut qu’il commence a trouver un petit intérêt quelque part. Et, à partir de ce statut on va créer une grande chorale nationale, pour des événements nationaux, et internationaux. Lorsqu’un choriste se retrouve dans ces événements ils auront l’enthousiasme et le courage de continuer à chanter.

L’unité c’est donc le maitre mot qui ressort de cette organisation. Quel conseil pourrez vous donner a tous les membres pour que chacun travail dans le but de promouvoir cette unité ?

Je leur dirais simplement de voir le bienfondé de cette valeur et surement que chacun s’y mette pour que nous travaillons en synergie. Et que les chorales doivent chanter et dire la grandeur, la beauté et la miséricorde de Dieu dans les différentes langues Bassa, Mpo’o bâti.

Propos recueillis par :

Yvonne Cathy NKEN

 

Partager l'info

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir