EDEA 13 juin 2015, MBOG LIAA fêtait ses 20 années d’existence

Association Mbog Liaa

Ce site a été mise à jour le Lundi 18 Septembre 2017 à 12:19


Après plus de 30 années de service rendu à l’administration Camerounaise, Etienne Lazare Managa a regagné son village natal. Durant ses années de service, il a parcouru les quatre coins du Cameroun  : Bertoua, Yaoundé, Douala, Yingui, Makak, Garoua, Kumba etc … Il a été partout dans les dix régions du pays. Aujourd’hui reconverti en agriculteur. La terre, c’est désormais son gagne pain. Sa retraite lui a permis de se rendre compte de la véracité des paroles du chef de l’Etat qui à dit dans son allocution de fin d’années 2016, que ‘la terre ne trompe jamais’. Cest dans sa plantation à Haro Mwanda, que nous retrouvons ce digne fils NDOG NGOND, dans ce petit village situé à 8km d’Eséka. La houe à la main il nous parle de sa nouvelle vie.

Vous voici dans une nouvelle vie !

Oh… oui, je suis actuellement un villageois

C’est pas péjoratif je l’espère

Non … pas du tout c’est juste que c’est ma nouvelle base ici a Haro Mwanda, le village. Et je me considère comme un citoyen a part entière de la communauté des personnes qui vivent ici, vous les appelez souvent les villageois… (rire)

Ce n’est surement pas mauvais être un villageois

Non c’est juste dire que vous me trouvez là, contrairement à ce que vous connaissiez,   avec une machette en main, et tous ces vêtements que je porte pour le champs… c’est pas la ville c’est une autre vie : c’est ma nouvelle vie.

 

Une autre vie à laquelle vous semblez déjà vous plaire, ou mieux vous vous êtes déjà familiarisez ?

Oui bien sur maintenant (il avale une gorgée de matango) c’est ma vie et je pense que je m’y plais

Sans blague ?

Oui bien sur je suis très heureux

Si vous parlez ainsi c’est dire que l’agriculture nourrit son homme /

Oui certainement ; et très sincèrement ca nourrit qui veut la pratiquer. Je suis là depuis deux ans, je n’achète plus rien j’ai de nombreuses plantations de maniocs, macabos, plantains, ignames, j’ai des palmiers a huile  bref, tout ce que j’achetais en ville je le dispose ici et a volonté. Vous avez trouvé ma fille entrain d’extraire de l’huile de palme

Justement

Elle vient de ma palmerai. Je dispose déjà de quelques hectares.

Partir de la ville après tant d’années, pour s’installer au village est ce que c’est facile ?

Ce n’est pas facile pour ceux et celles qui découvrent les plantations après la retraite. Mais quand on y venait déjà quelques fois, on s’y adapte facilement c’est juste comme si on laisse un pan de ses activités et on se consacre à un autre/

Quels sont les difficultés que vous rencontrer ici

L’un des problèmes majeurs ici c’est le manque d’eau potable. Nous parcourons de nombreux kilomètres pour espérer trouver une eau relativement acceptable. Si non nous sommes obligés de boire les eaux venant des petits ruisseaux mais j’avoue que c’est très dur/

En plus nous avons le problème d’électricité dans ce village contrairement à d’autres nous avons la chance d’avoir eu des installations de AES/Sonel. Malheureusement le courant nous l’avons un jour sur huit. C’est dire qu’en un mois nous pouvons avoir droit a une semaine de courant maximum. Quelques fois c’est même plus de deux mois dans l’obscurité. C’est dur lorsque vous venez de la ville et que vous êtes habitué au courant vivre dans le noir total ……. C’est galère. Mais nous avons pu nous procurer quelques lampe a énergie solaire . On a pas de choix on fait avec ?

Comment sont organisées actuellement vos journées  ?

Mes journées commencent tous les matins à 5H Je fais une prière avec mon épouse et mes enfants, du moins ceux qui sont la, puis chacun vaque à ses activité, moi je prend la machette, je fonce au champs en fonction de ce que j’ai à faire, j’ai faillit oublier de vous parler de cet accoutrement adapté aux champs (rire ) je rigole parce que vous ne m’avez jamais vu ainsi n’est ce pas

Possible mais c’est plutôt impressionnant de voir l’amour que vous porter a cette nouvelle vie

C’est vraiment bien, si on ne manquait pas d’eau et d’electricité. Mais  on est loin de la pollution des villes, loin des bruits, on peut boire du vin blanc le soir une fois qu’on est de retour (Montrant son bol de vin de palme) regardez ca, c’est le Nectar, c’est Bio, on le ceuille on traite et   vraiment on n’envie pas celui qui est à Yaoundé.

Avez-vous un regret

Regret… pas vraiment, mais regret d’avoir commencé trop tard. C’est vrai que lorsque j’étais beaucoup plus jeune je venais ici voir mes parents, j’avais quand même quelques réalisations mais c’était mes ouvriers qui travaillaient. Mais aujourd’hui je suis moi même avec la machette. C’est vrai que le temps ne m’aurai jamais permis de le faire moi-même avec la fréquence que je souhaitais mais bon je m’adapte, je m’en sort, la pension retraite ne permet pas de joindre les deux bouts, mais avec la terre, on vit sans véritables inquiétudes

Propos recueillis par

YCN

 

Partager l'info

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir