EDEA 13 juin 2015, MBOG LIAA fêtait ses 20 années d’existence

Association Mbog Liaa

Ce site a été mise à jour le Lundi 18 Septembre 2017 à 12:19

Massa KOKARI un nom bien connu dans les milieux artistiques. Il fait parti des comédiens de la première heure au Cameroun. Dans les années 80, Massa KOKARI est le Comédien qui fait les beaux jours de la Comédie aux cotés des légendes telles que Jean Miché KANKAN, Jimmy BIYONG, Dave K MOKTOY etc … l’humour c’est sa vie. Il y trouve un plaisir énorme. C’est dalleurs avec beaucoup d’émotions qu’il se souvient de l’une de ses scènes à succès qui l’a révélé au public dès l’arrivée de la télévision au Cameroun. C’était en 1986. La CTV (CAMEROON TELEVISION) vient de lancer un célèbre programme appelé Télé podium. Natif d’Eséka dans le Nyong Ekéllé, il fait parti des révélations du succès du programme de l’animateur Elvis KEMAYOU. L’enseignant de français, retraité depuis deux années déjà, pense rebondir dans ses premiers amours : l’humour. Il annonce son retour sur la scène, un retour qu’il compare à une explosion. Nous l’avons rencontré à Eséka sa ville natale.

Alors MASSA KOKARI , il y a bien longtemps !

Oui en effet. Mais je ne suis pas perdu comme certains le pense je suis simplement en stand by. Vous savez depuis 1987 c’est l’unique passage que j’ai bénéficié à la télévision Camerounaise. Je suis passé à télé podium (émission de variété musical sur la télévision de service public) à l’époque c’était la CTV Cameron Télévision. C’est le célèbre animateur Elvis KEMAYOU qui m’avait invité. Il m’avait permis de démontrer aux yeux du monde ce que je sais faire, ce que j’aime faire, et ce que je voulais faire. Malheureusement après ca, je suis devenu un peu calme, mais j’ai beaucoup travaillé entre temps.

Parlez-nous un peu de vos débuts dans l’humour

J’ai commencé en 83 étant au Lycée, j’ai même continué à l’université. Je faisais des petits spectacles dans la ville de Yaoundé ou j’ai fréquenté. Je créais des petits sketches sur la base de ce que je voyais autour de moi. Ensuite j’ai commencé à imiter  les grands de l’époque. Puis un jour il y a eu l’arrivé de la télévision le grand animateur de l’époque, Elvis KEMAYOU m’a fait l’honneur de m’inviter à Télé Podium ;

Ca semble vous avoir beaucoup marqué, je veux dire ce passage à la télé ?

Mais mon frère la télé ? Ce n’était pas n’importe qui passait à cette époque. Et le fait pour moi d’avoir été sélectionné pour prester dans l’unique émission de variétés que toute l’Afrique regardait ??? Vraiment c’était quelque chose. J’ai fait ma prestation et depuis lors tout le monde est au courant des aventures de Massa KOKARI

Vous parler de l’arrivé de la télévision au Cameroun vous faite toujours référence à cette époque très lointaine de la télévision avec la CTV. Vous n’avez plus jamais été invité à la télévision ?

Non . Mais comprenez que c’est aussi que c’est là ou nous autre avion eu l’occasion de démontrer ce que nous savons faire, parce qu’il y a eu quelqu’un qui nous a permis de passer sur son plateau. Il ne fallait pas multiplier les passages pour être connu. Tout le monde regardait la CTV. Les gens dans un quartier se regroupaient même dans une maison pour regarder télé podium jusqu’au petit matin. En plus à l’époque ce n’était qu’un seul média la CTV.

 

C’était avantageux ou pas ?

OOh je pense simplement que les comédiens aujourd’hui ont beaucoup de chance. Nous, dans les années 80, nous n’avions que CTV. Aujourd’hui c’est la CRTV avec beaucoup de médias comme Canal 2 et les autres qui offrent la possibilité à n’importe quel rigolo de se produire et de présenter quelque chose. A notre époque ce n’était pas ca. Il fallait convaincre. Convaincre le présentateur, convaincre tout le staff et finalement être accepter pour être porter sur les antennes. Ce n’était pas comme aujourd’hui.

Et que penses-tu de ce qui est servit au public par la jeune génération ?

C’est vrai la comédie évolue. Mais on a souvent l’impression que c’est plus de l’imitation. Et surtout on reste dans les clowns parfois sans véritable message/ Mais il ne faut pas aussi occulter le fait qu’il y en a qu’on peut regarder aussi avec admiration ; qui font des choses bien.

Mais quel est votre registre ? Je crois que vous avez aussi imité certains de vos prédécesseurs ?

Oui j’avais imiter Daniel NDOO, jean Michée KANKAN , ESSINDI MINDJI. Oui on copiait sans y rester ; il faut imiter pour avoir un repère, sans rester tout en évoluant. Mais à notre époque c’était une comédie de scène qui te permettrait d’entretenir une foule pendant deux ou trois heures de temps  sans problèmes. Le plus important s’était le message que nous transmettions. La foule saisissait la quintessence de notre message  et non faire rire avec n’importe quoi, avec n’importe quelle comedie.

Rappeler nous ce qui vous aura marqué comme scène

Je me rappelle à télé podium mon scénario était trouble de famille. Ma fille avait eu la grossesse d’un pousseur et moi j’avais confondu poussin et pousseur. Et je lui ai posé la question de savoir : QUI T’A MIS LE FAYA DANS LE VENTRE ? A l’époque c’était terrible. Elle avait répondu que c’est un pousseur  Papa. ET MOI J’AI REPONDU UN POUSSIN OU UN POUSSEUR Ca ne passait pas dans ma tète que ce soit un pousseur qui ait enceinté ma fille. Je n’imaginais pas que cela soit vrai. Je voulais me convaincre que j’ai mal compris.

Vos projets d’avenir.

Oui j’ai travaillé quelques scenarios mais je n’ai personne pour soutenir mes productions vous savez même le minimum c'est-à-dire un caméraman qui filme mon travail et monte mes œuvres,   je n’ai pas. A plus forte raison un producteur.

Mais j’ai travaillé et je travaille toujours d’ailleurs. Ici a Eséka,   c’est moi qui anime la plupart des meetings politique, les mariages. Ceux sur qui je comptais ont disparu. Même dans les médias comment faire pour proposer ce que je sais faire le plus ? Et à qui ? Vous voyez,   madame que je n’ai plus personne qui me sauve comme KEMAYOU. Mais je suis prêt.

Vous êtes prêt à vous lancer dans une nouvelle aventure ?

Madame Je suis prêt. Peut-être pas une nouvelle aventure, mais poursuivre l’aventure. Vous savez chez nous ce n’est pas comme chez les sportifs. Chez les sportifs à un certain âge on commence à connaitre le déclin. Sois on deviens chroniqueur sportif, soit encadreur soit entraineur etc.. Mais chez nous les artistes il n y a pas de retraite et c’est à cet âge ci que l’on connait la gloire. Manu Dibango n’a jamais tarit il ne tarira jamais. J’aurai pu dire que je chauffe comme un joueur qui attend d’être classé.

Dans le cadre d’une compétition nationale ou internationale ?

En tout cas je suis prêt. Massa KOKARI c’est une bonbonnière qui va exploser bientôt.

Merci

C’est moi qui vous remercie de rappeler au Camerounais que j’existe encore. Et que je suis prêt à mettre le chaud..

 

Propos recueillis par

Yvonne Cathy NKEN

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