EDEA 13 juin 2015, MBOG LIAA fêtait ses 20 années d’existence

Association Mbog Liaa

Ce site a été mise à jour le Vendredi 18 Août 2017 à 13:34

Edito

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Il fait parti des Camerounais de la diaspora ayant finalement choisi de mettre leur savoir faire au service de leur pays. Dr Kana Bisseck journaliste de formation, ayant exercer plusieurs années durant en France, en tant qu’ éditorialiste et Directeur des Rédactions de ALPHA Magazine , une presse international d’information. Depuis 2016, il est de retour au pays avec son doctorat en science de l’information et de la communication. Actuellement c’est   le Directeur Pédagogique de L’IUG pour le compte de L’Ecole Supérieur de Journaliste de Paris. Ce jeune fils de la Sanaga Maritime est à l’origine du partenariat qui offre la possibilité au jeune camerounais de bénéficier des enseignements de L’ESJ sans avoir besoin de se déplacer du Cameroun. C’est à HEGBA son village natal, situé à 13 km de Pouma qu’il accepte de nous donner sa vision de la communauté Bassa.

Nous avons fait un constat pertinent Il y a trop de divisions au sein du peuple Bassa qu’est ce qui pourrait le justifier ?

Bonjour ma chère Cathy. Les divisions au sein du peuple Bassa sont dues aux égoïsmes des prétendus leaders et à la politique gouvernementale qui encourage la division pour rester le plus longtemps aux affaires

C'est une des rares communautés qui n’a pas de région administrative qui lui reviennent. Quand on parle de l'Ouest on peut identifier ses ressortissants. De même que le Nord le Sud etc... Mais quand on parle des Bassa, c'est dans trois régions qu'il faut aller les chercher.

Cela résulte des divisions administratives que de la véritable volonté de voir les bassas errés comme des juifs. Toutefois on peut aussi évoquer l’héritage colonial qui a souvent redouté la volonté de puissance de ce peuple. Les bassa sont perçus comme une menace permanente pour les détenteurs du pouvoir.

 

C'était un des Grands combats du Pr Joseph MBOUI de regretter mémoire.  Pourrait-on y parvenir, parvenir à rassembler les bassas de tous les départements dans une seule région qui les identifie

C’est bien possible au regard des découpages administratifs actuels. Toutefois, le pouvoir en place ne trouve pas d’intérêt à créer la région de la grande Sanaga qui pourra avoir trois ou quatre départements à savoir le département de la Maritime avec chef-lieu Edéa ; département du Nyong avec chef-lieu Eséka, le département de la Sanaga avec chef- lieu Pouma ; le département des Monts Bakongo chef-lieu Ngambè

Est ce que ce sont ces divisions administratives qui accentuent les divisions internes au sein des peuples ?

Il n’y a pas que des divisions administratives mais aussi le leadership. Les élites Bassas ont plus le culte de personnalité que l’intérêt de la communauté.

Mais dites-nous pourquoi le peuple Bassa peine à s'entendre ?

La raison est toute simple : les plus nantis mettent tout en œuvre pour affaiblir ou assujettir les pauvres afin de conserver les postes qu’ils occupent dans les différentes administrations

 Que pensez-vous qui puisse unir la communauté Bassa ? ça devrait commencer par qui ou par quoi ?

 L’unité des bassa passe par une revalorisation de la culture ; la formation des jeunes aux métiers de l’heure ; le retour au militantisme de première heure ; le financement des projets de développement.

Les chefs n'ont- ils pas aussi une part de responsabilité. Quand je parle des chefs je parle aussi de gardiens de la tradition à savoir les babombog. Eux aussi, ils présentent le visage d’un regroupement divisé dans leurs différents corps que se passe – t – il exactement

 Les chefs y sont aussi pour quelque chose à partir du moment où ils ne sont plus de véritables gardiens de la tradition mais plutôt des auxiliaires d’administrations quelques fois à la solde des élites qui les manipulent à dessein. De nos jours on devient Mbombock de part la fortune que l’on possède.

C’est ignoble et bien regrettable

Pour tenter l'unité" du Peuple le Pr MBOUI, Sielfried DIBONG et Colonel MANG, eurent l'idée de créer une association culturelle et traditionnelle MBOG LIAA avec l'objectif de rassembler tous les peuples mais les blocages que l'association connait viennent toujours du peuple Bassa. Comment le justifier ?

Ce fait émane de la mauvaise volonté collective, des trafics d’influence et des querelles intestines

Le 5ème festival qui s'est tenu à Douala a laissé plancher une envie d'unité au sein de la communauté parmi le petit peuple, qui a apprécié et rêve de voir pérenniser ses moments ; malheureusement le peuple a subi violemment la guerre de positionnement des élites

Une fois encore, c’est un problème de leadership dans le biotope Bassa

Comment justifier que l'unique rendez- vous du peuple Bassa qui est le festival soit objet de campagne de boycott par une partie des élites qui non seulement combattent le projet d'unité mais découragent le peuple à s'engager dans ce chantier de l'unité

L’union fait la force. Les élites bassas appartiennent à des organisations politiques différentes. Chacun se bat pour conserver son portefeuille. C’est la raison pour laquelle la guerre de positionne influe sur l’unité du peuple Bassa. Imagine un retour aux sources : le RDPC et les autres partis politiques disparaitraient au seul profit de l’UPC. C’est ce que redoute les dirigeants de l’heure d’où l’instrumentalisation des élites et des bagarres fratricides

Que doit faire le Mbog Liaa pour parvenir à fédérer le peuple

Repenser la politique culturelle, fonder son action sur les mouvements de jeunes et des femmes  surtout; encourager les projets incubateurs d’entreprises et la création d’un média pour ferait la promotion de ces œuvres.

Y a- t- il espoir

Tant qu’on vit on doit garder espoir ; espoir de voir les luttes s’estomper ; espoir de voir les fils et filles bassa Bati Mpoo œuvrer pour le bonheur de ce grand peuple, espoir de voir la diaspora bassa soutenir des projets de développement ; la résurrection du peuple bassa passe inéluctablement par un retour aux sources.


Propos recueillis par

Yvonne Cathy NKEN

Journaliste

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