EDEA 13 juin 2015, MBOG LIAA fêtait ses 20 années d’existence

Association Mbog Liaa

Ce site a été mise à jour le Vendredi 18 Août 2017 à 13:34

Edito

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J’apprécie  l’enthousiasme  dont  vous  avez  fait  preuve  avant  et  pendant  le séminaire du samedi 27 septembre 2014 de la section Éducation, Santé, Humanitaire pour Mbog Liaa France, car grâce à toi sœur bien-aimée Damarys et à toute ton équipe assistée de votre Vice-Président, Songeh mi Dipokko, je viens de vivre la plus belle journée de ma vie, à savoir que ce séminaire vient de me faire vivre une communion avec mon peuple comme jamais cela ne s’était fait auparavant. Et je me dis que ceci doit certainement nous montrer à quel point nos Divins Ancêtres ont eu l’amabilité de nous laisser un cœur, pour ne pas dire une soi-intelligence globale qui nous permet d’élaborer une science de paix qui nous met en harmonie avec nous-mêmes et avec l’Univers entier. Et le Vice-Président du B. E. Pascal Kinyokkih a tout simplement été génial, surtout lors du troisième exposé “Zoom sur le caractère et la santé du peuple du pays de la Grotte Sacrée”, où il a su élever le niveau du débat à ce moment précis du séminaire qui était en même temps le cœur de ce dernier en mettant en relief les deux plans de la vie des descendants des Asyas, “endogène” pour leur organisation interne très structurée à l’origine et “exogène”

pour tout ce qui s’est tissé à l’extérieur pour déstabiliser celle-ci. On a monté le Bhaséen contre lui-même en fabriquant de toutes pièces une organisation fantoche et morbide faite de chefs dits traditionnels en tant qu’agents administratifs pour contrecarrer le Bhombhokisme, l’autorité du Bhombhoki, qui est jusque-là la seule autorité que le Bhaséen connaît. Disons que Pascal Kinyokkih a tellement su confronter les deux plans que notre introspection a été très facile pour partager notre jardin secret. Je veux dire que cela a aidé tout le monde en permettant à chacun de plonger son regard à l’intérieur de lui-même pour y sortir des perles qui avec le temps nous aideront à élever très haut notre édifice spirituel commencé et ainsi qu’à le faire briller. En tout cas, tout est question de vibration et par conséquent, c’est le niveau de conscience différent qui survient dans cette phase de travail qui est de zoomer notre caractère pour la santé psychologique de notre peuple. Il faut dire que le niveau de conscience est totalement différent lorsqu’il s’agit de défier l’homme dans son intimité pour qu’il se mette à nu. Il s’agit donc ici du processus de l’auto-nettoyage qui est le fait de nous regarder à l’intérieur pour prendre conscience de notre laideur intérieure et de  mettre  la  volonté  pour  nous  en  libérer :  négativité,  agressivité,  cruauté, animosité, violence, haine, préjugés, etc. L’auto-nettoyage consiste à prendre conscience  de  tout  cela  et  à  penser  que  notre  cœur  est  en  train  d’en  être débarrassé, c’est-à-dire que cette laideur présente en nous s’en va sous forme de fumée par le dos ou par les côtés, et notre cœur est ainsi libéré d’elle. Pour faire place à notre beauté intérieure : Positivité, amabilité, douceur, tendresse, calme, amour,  beauté,  tolérance,  compassion,  etc,  qui  a  toujours  été  en  nous  mais étouffée par cette laideur. Aussi, dans ce processus d’auto-nettoyage, nous devons imaginer que notre cœur humain faible est en train d’être remplacé par le cœur du Divin Seigneur SAÀ qui n’est qu’Amour, afin que cela puisse nous parer de Sa beauté divine.

Autrement dit, nous devons amener tous ceux qui assistent à nos séminaires ou à nos ateliers à avoir la capacité de pouvoir passer d’un plan de conscience à un autre, à savoir que si on peut effectuer ce passage d’un plan à un autre, le pouvoir qui se cache derrière les mots se donne automatiquement. Et c’est important de pouvoir le faire pour que le travail se poursuive, faute de quoi, il y a stagnation et même une régression. D’où le fait que “Zoom” est là, non pour nous laisser en admiration de ceux qui sont en scène, mais de nous provoquer dans notre âme pour nous permettre d’élever le niveau de notre conscience et que chacun donne au monde, le meilleur de lui-même pour la construction de notre édifice spirituel chargé d’une transmission divine. C’est une façon de faire revivre le peuple du pays de la Grotte Sacrée, les Saà, les Tih et les Pôh, et, par conséquent, chacun devait donc plonger dans ses pensées les plus profondes et en sortir à ce moment bien précis, comme une incarnation de la grâce qui rayonne sur tous les enfants de Mbog Liaa.

Pendant un moment, cette capacité qui pouvait faire que l’on considère chaque Bhaséen  comme une  personnification de  tout  ce  qui  est  divin,  parce  que  le Bhaséen ne vivait pas pour lui-même mais pour les autres, a été occultée et non perdue comme certains le pensent parce que notre parole était devenue creuse avec des mots vides et dénués de sens. Et ceci parce que lorsque les Bhaséens, les descendants directs des Asyas, ont voulu se protéger de la persécution, le pouvoir de transmission qu’ils détenaient, a été perdu chez certaines familles où il n’y a plus qu’une voix haute mais l’esprit en est absent. En tout cas, la connexion a été coupée. Et c’est ce que nous voulons rétablir pour aider les gens à savoir comment se  servir  de  la  force mise  à  notre disposition  par  nos  Divins  Ancêtres pour

l’élévation de la conscience humaine. Aussi, leur esprit doit nous re-pénétrer par le sommet de la tête comme une éclatante lumière qui descend d’en haut pour nous éclairer du dedans.
En tout cas, nous pouvons constater que ce qui nous était de l’ordre naturel est devenu plutôt comme une nécessité d’appliquer une force pour nous élever au niveau de conscience supérieur suivant. La force de volonté et le niveau de son application sont donc devenus pour nous des choses très importantes si nous voulons que le travail soit poursuivi sans dégénérer et que la qualité aussi soit maintenue alors  même que  la  distance augmente entre l’époque d’or  de  nos Divins Ancêtres et la nôtre où la langue demeure mais l’esprit qui transmet la force mise à notre disposition s’est envolé parce que les Bhaséens ont commencé à se renier maintenant qu’ils ont perdu leur influence pour vouloir être comme ceux qui les enviaient. Et ceci pour se protéger de la persécution qui les faisait beaucoup souffrir, à savoir qu’ils ne pouvaient pas se réjouir de la liberté qu’avait les autres, comme par exemple le fait que jusqu’à une certaine époque pas très lointaine, il était interdit rien qu’aux Bhaséens d’entrer dans des grandes écoles, sauf à l’université. Et même dans cette université, il était interdit aux seuls étudiants bhaséens de créer une association. Avec cette souffrance au cœur qu’ils ont perdue l’influence qu’ils avaient, la charge devenait donc de plus en plus lourde, c’est pour cela qu’il est donc devenu nécessaire que la section Éducation, Santé, Humanitaire de l’Association Culturelle du peuple du pays de la Grotte Sacrée se penche sur ce problème et donne un nouvel essor pour que les cœurs ne s’effondrent pas. Nous commençons donc là un travail de décorticage des expériences de chacun jusqu’alors refoulées pour donner une bonne interprétation de celles-ci pour notre élévation spirituelle parce qu’on se serait entraîné à s’épanouir, à vivre en paix avec nous-mêmes comme avec les autres et à devenir ainsi capables de souffrir le mal plutôt que de le faire comme on a voulu nous armer pour la lutte contre nos semblables, oubliant que DIEU se sert toujours des autres pour mettre à l’épreuve l’amour dont Il nous a dotés.

Vous savez, si l’homme a été créé à l’image de son Créateur, DIEU, il faut qu’il rentre rechercher le Divin à l’intérieur de lui-même. Et une fois qu’il l’aura trouvé, il le développe en mettant son cœur à la disposition des autres et non pour exploiter leurs faiblesses et demeurer esclave de l’astuce pour laquelle se passionnent les gens de peu d’intelligence qui ne développent pas leur cœur en

une soi-intelligence qui doit aider l’homme à sortir de l’esclavage de sa nature stupide pour devenir noble. De ce fait, il n’est pas inutile de dire que tout est question de transmission de la conscience la plus haute et de transformation du plus bas au plus haut dans la nature, à savoir que sur le plan mental, l’esprit capte les paroles qui à leur tour se transforment en énergie après être passées par la conscience qui se cache derrière les mots. Aussi, nous devons donc comprendre pourquoi le choix et la préparation de ceux qui sont destinés à prendre en main le pilotage de notre peuple est d’une très grande nécessité si nous voulons que le travail se poursuive. En tout cas, la vie de routine est devenue très insuffisante pour pouvoir répondre aux exigences car le niveau est tellement élevé que ceux qui se cramponnent aux habitudes sont tout simplement largués, faute de ne pas pouvoir suivre le rythme créatif du mouvement des eaux vives de la Sanaga. Et même si le niveau est très haut, ce sont ceux qui sont en bas qui doivent faire un effort de monter, à savoir que le moindre effort paie. Aussi minime soit-il, il rend l’homme méritant, car l’effort est comme la manifestation de la volonté de DIEU dans l’homme qui imprime le sceau du sacrifice sur tous ses travaux comme sur toutes ses prières. Je veux dire que chaque bonne volonté sait comment se servir de la transmission, même de la plus haute conscience, à savoir que ce qu’il y a de plus élevé renferme aussi ce qu’il y a de plus bas, mais tout en l’ayant seulement amené à la perfection. Et c’est donc pour cela que ce qu’il y a de plus bas doit apprendre à se reconnaître dans ce qu’il y a de plus haut pour pouvoir assurer son émancipation.

La réussite de ce premier séminaire à thème de la section Éducation, Santé, Humanitaire pour le compte de Mbog Liaa Secteur Paris/Ile-de-France, sur le plan logistique  organisationnel  et  ainsi  que  de  son  déroulement  avec  les  thèmes abordés, montre tout simplement que nos prières commencent à s’entendre ou à être  exaucées,  et  c’est  un  grand  encouragement  qui  doit  certainement  nous pousser à seulement continuer parce que nous tenons le bon bout, c’est-à-dire le côté de la vie où nous avons le contrôle et qui est le génial travail sur nous- mêmes. Je veux dire que ce savant travail nous permet de bénéficier de l’expérience de vie des uns et des autres pour l’avancement de notre peuple. Et ce séminaire est une miniature devenue très encourageante grâce à ce beau travail sur nous-mêmes parce que chacun a compris que son expérience était utile et qu’il fallait  seulement qu’il  la  mette  au  profit  de  la  construction  de  notre  édifice

spirituel dont l’entame est ce séminaire qui a eu pour thème principal : « Les Bhaséens à travers l’histoire et face à leur avenir ». En tout cas, l’homme est là pour les autres et non pour lui-même. Et c’est cet exemple-là que notre précieuse sœur Damarys et toute son équipe nous ont montré à travers un certain professionnalisme, comment on pouvait se rendre utile pour les autres et attirer par-là même sur soi la Grâce divine d’ÉLÔLÔMBIH, le Seigneur Maître Suprême de l’Univers. Nous les en remercions très vivement et espérons que leur exemple profitera à tous pour que nos prochains séminaires puissent avoir beaucoup plus de contributions, à savoir que nous y gagnerons toujours en maturité puisque l’expérience s’acquiert en travaillant et que c’est grâce au travail que tous les génies se sont toujours fait. En tout cas, grâce à ce séminaire, ce que nous pouvons tous apprécier d’avoir appris, c’est le fait de vider nos cœurs des résidus du passé et n’en garder que l’expérience pour la faire partager à tous. Autrement dit, c’est l’expérience qui nous rend utiles. Cependant, il nous faut aussi savoir la donner. Et comment apprendre à la donner si ce n’est en explorant avec une extrême attention nos cœurs pour y trouver des perles d’amour qui nous font aimer les autres comme nous-mêmes. Ce discernement par lequel on se rend compte, comme l’a si bien dit le Mahatma Gandhi, que “tous les hommes sont frères”, et qui nous vient seulement lorsque nous avons appris à observer avec une attention suprême notre propre cœur, est nécessaire si nous voulons que ce monde puisse devenir meilleur et qu’on puisse s’y épanouir en amour et en humanité. C’est ce monde-là que nous  rêvons certainement tous pour  que nous  soyons arrivés à l’organisation de ce séminaire dans le cadre des activités de la section Éducation, Santé, Humanitaire Mbog Liaa, ayant au cœur du débat, un zoom sur le caractère et la santé du peuple du pays de la Grotte sacrée, les Saà, les Tih et les Pôh. Aussi, nous ne pouvons qu’accepter comme une bénédiction le fait d’avoir contribué à ce séminaire, car le fait de se rassembler et vibrer sur une même longueur d’onde avec le même but ouvre d’autres perspectives et apporte des facilités dans les échanges.

Les  autres  thèmes  plus  historiques  ont  été  brillamment  abordés  par  des intervenants qui en avaient certainement la maîtrise et qui ont voulu nous apporter leur éclairage, pour ne pas dire nous transmettre leur connaissance sur l’histoire des Bhaséens (les Saà, les Tih et les Pôh) depuis l’Égypte des origines jusqu’à leur installation au Cameroun comme on les trouve aujourd’hui sur les rives de la Sanaga, du Kam, du Nyong, du Wurih, etc…, exactement comme ils étaient sur les bords du Nil. Cela a été un vrai enchantement surtout lorsque l’historien Songeh mi Dipokko a eu à démontrer que les vrais Princes de la ville de Douala sont bel et bien bhaséens et non bhalubais. Ces derniers étant venus du Congo avant d’être assimilés par les Bhaséens des rives du Ménde aujourd’hui Wurih.

Ce que ce séminaire “Zoom sur le caractère et la santé du peuple du pays de la Grotte   Sacrée”  nous   demande  d’exprimer,  se   base   sur   notre   expérience personnelle,  en  tant  qu’enfant  d’abord,  puis  adolescent,  adulte,  et  sur  notre expérience professionnelle dans  nos  domaines respectifs  et  ainsi  que  sur  les observations que nous avons certainement eu l’occasion de faire dans nos vies associatives et autres. Par conséquent, cela fait beaucoup d’expérience que nous pouvons  apporter  comme  contribution  dans  la  construction  de  notre  édifice spirituel et dont le défi vient d’être lancé par ce premier séminaire de la section Éducation, Santé, Humanitaire pour le secteur de Mbog Liaa Paris/Ile-de-France. La vie que notre peuple mène aujourd’hui est très fragile, car il n’y a aucune connexion à l’intérieur, aucun lien avec l’être intérieur qui nous enracine en nous reliant avec le courant ancestral ou courant principal de l’existence qui empêche que  nous  soyons  vulnérables  aux  attaques  de  l’extérieur.  Cet  état  actuel  de fragilité  de  notre  peuple  est  donc  dû  au  fait  que  nous  nous  sommes  mis  à rechercher à l’extérieur ce qui est au-dedans. Et tant que nous rechercherons toujours notre force à l’extérieur, cette fragilité qui se termine toujours par la tragédie de la mort d’un peuple, s’accentuera toujours parce que nous sommes à ce moment-là bien précis, comme une plante qui n’a pas de racine pivotante. Celle-ci est à la merci de tout coup de vent. Bienvenue alors ces séminaires “Zoom” pour qu’ils nous enracinent parce qu’ils feront que nous ne compterons plus que sur notre for intérieur et non sur nos muscles et notre position sociale qui nous rendent fragiles, à savoir que lorsqu’ÉLÔLÔMBIH a fini de nous exposer, c’est dans ce for intérieur qu’Il fait Sa demeure.

Aussi, il faut dire que le fait des Bhaséens d’être devenus vulnérables, leur a rendu très mauvais service, car ils vont alors se mettre à se dénigrer entre eux et même jusqu’à se haïr, à savoir que lorsque certains se valorisent avec l’opulence, ceux qui sont mentalement faibles les envient seulement et les jalousent comme si c’était leur seule façon de montrer qu’eux aussi existent. En tout cas, il nous faut faire très attention, à savoir que les signes d’aberration de ce genre lorsqu’ils commencent à apparaître dans un peuple, c’est que celui-ci est décadent, exactement  comme  dans  un  cadavre  en  décomposition,  il  va  apparaître  une quantité de vers infectes. Mais, ici je sais qu’il ne s’agit pas d’une mort définitive, mais d’une mort purificatrice qui est le fait de mourir dans notre nature primitive pour notre nature supérieure. Car tout est question de purification et d’évolution dans la nature et, par conséquent, la mort sur un plan est une naissance sur un plan plus élevé. Et pour cela nous devons aussi faire très attention de ne pas être comme les escargots qui entrent partout avec leur vieux toit, car nous avons besoin d’un Bhaséen neuf comme jamais on ne l’avait connu. Sinon, à quoi serviraient toutes ces grandes lamentations sur notre sort si c’est pour demeurer avec les mêmes habitudes parce que nous croyons bêtement que le Bhaséen ne peut être que celui que nous connaissons. Non, sûrement pas ! Car nous avons déjà subi des milliers de morts et de renaissances dans notre âme qui continuera toujours à exister même lorsque le ciel et la terre auront disparu. Aussi, il faut donc comprendre que nous devons nous vider en même temps que nous nous reconstruisons. Pour que seule reste après, la beauté dont nous devons prendre conscience parce que nous avons assez regardé la laideur de notre nature primitive qui nous a amenés jusque-là où nous sommes maintenant, où il ne nous reste qu’à nous recueillir pour réaliser ce qui se passe en nous avant de continuer dans notre enjambée de la marche en avant où nos enfants doivent le plus nous apporter que quiconque et nous faire toujours et encore évoluer. Autrement dit, toutes nos institutions traditionnelles doivent évoluer, exactement comme les graines qui acceptent de mourir pour devenir l’arbre. Par conséquent, on ne peut pas imaginer le manguier sans son noyau à la base, car DIEU nous donne toujours tout à l’état primitif, et c’est à nous donc de l’émanciper et qu’il nous fasse évoluer à son tour. Et c’est pour cela qu’on m’a entendu dire, lorsque je concluais ce séminaire après le discours du Président Général que j’ai lu, que pour que nous restions dans le même dynamisme, pensons seulement que la fin d’un séminaire n’est que le début d’un autre. Et je sais que certains ont voulu même qu’on fixe déjà une date, mais la réponse a été que cela serait décidé à la prochaine réunion, celle d’après séminaire. Et pour finir avec cette conclusion, j’ai chanté “Le chant d’union – La Sanaga” dans sa version en bhanthoustani “Li yémeh di arinah – Li Sanaga” pour la rendre plus solennelle.

Li yémeh di arinah – Li Sanaga    
 
Li kupiletih Munu láná dini li lonnih dile li Sanaga dill kuli,
Jami josô mullá dill yé ya poni dill yé ya poni di lamih.
Di No y Si, ma bhônghy mée mo mà josô dill yé ya di lamih.
Indi li énémih di li mwayé jole dill bhi lémi li gwekke josô mullá.
Josô dill yé ya y kéré li yendih. Li gwekke di bhôdi dill so ya kani lémi.
 
L’indimbineh

Dhill gwee in sonih y si l’ihi di NYAMBHE, Dhill saah t’isi chéhi
tile bhall kyne bhéh’injôngih.
I nyule indigi n’in sonih nye le dhill yé láná le dhill témbina li pôlô jéhi y si li zanggah.

Le chant d’union – La Sanaga

Couplet
Dans ce pays où coule la Sanaga Tout est bien, oui tout est bien Du Nord au Sud, ses deux rives prospèrent
Tout est bien, oui tout est bien Cependant l’ennemi de la lumière Éteint toute activité.
Tout gît dans la misère
L’activité sociale est en péril.

Refrain
Travaillons sous l’œil de DIEU Cultivons nos terres enviées
Et ce sera par le travail
Que nous retrouverons notre place
Sous le soleil.


Nous avons eu les encouragements de notre Président Général Jérôme Milléndih qui, avec un cœur qui débordait d’amour pour les siens dans tout son désolément de n’avoir pu assister au séminaire, m’avait demandé de l’excuser de son absence devant l’assemblée et m’avait chargé de lire ses discours d’introduction et de conclusion. Et par respect, j’ai fait lire le premier à mon aîné, le Vice-Président Pascal Kinyokkih et la conclusion, je l’ai lue.
Et pour les nouvelles de l’après séminaire qu’il a reçues, le Président Général remercie la grande Dame, notre sœur Damarys et toute son équipe dévouée qui a su pencher le flot de la Grâce divine sur elle et aussi tous ceux de la communauté qui ont pris la peine d’assister à ce premier séminaire de la section Éducation, Santé, Humanitaire Mbog Liaa et y ont apporté leur contribution. Je pense entre autres à Madame Fleur Devault qui s’est chargée de faire filmer tout le séminaire, et cette femme poète Évelyne Maah qui est une figure unique dans son genre, et qui, quelques jours avant le séminaire, nous a proposé la lecture d’un joli poème en bhaséen L’inggenih jemi, Ma Source, et que je serai d’ailleurs moi-même amené à traduire en bhanthoustani (camerounien) et qui sera lu dans les deux versions, et accompagnée en guitare dans sa version originale par Olivier Marchand Mahop.
 

Version travaillée

L’inggenih jemi (ni Go Maah Évélyna)    
L’inggenih jemi dill lôwne ya y l’inggokkih di sanggih, l’inggokkih di li pondih !
Li ténih jemi dill lôwne ya y l’inggokkih di sanggih, l’inggokkih di li pondih !
Y homa nule bha Sôghô bhemi bhá kôbbah ni kwannih
Bhall bhi bhoddine li ténih jéhi. Mell lôwne ya y l’inggokkih di sanggih, l’inggokkih di li pondih.

 Ull bhi nykka me láná le mell konibhá pe wongih.
To mell ke ya he, Mell yé ya y l’inggokkih di sanggih, l’inggokkih di li pondih.
I nyule l’imbimbah di l’inggenih jemi
Dill kuli me y ma chéeh. Mell lôwne ya y l’inggokkih di sanggih, l’inggokkih di li pondih !

Elle Ulyssi all sômbôo témbi y Itaqah.
Me, mell yé homa nyensô y
l’inggokkih di sanggih, l’inggokkih di li pondih
I nyule l’imbimbah di l’inggenih jemi
Dill kuli me y ma chéeh.
Mell lôwne ya y l’inggokkih di sanggih, l’inggokkih di li pondih ! Mell yéne ya y l’inggokkih di sanggih, l’inggokkih di li pondih !
Bhebhe ni l’inggenih di l’inggokkih di sanggih, l’inggokkih di li pondih.


Ma source (par Maah Évelyne)

Ma source vient de la grotte sacrée, la pierre percée
Mon peuple vient de la grotte sacrée, la pierre percée
Là où mes ancêtres lointains et plus lointains
Fondèrent notre peuple

Je viens de la grotte sacrée, la pierre percée.
Tu m’as appris à ne plus avoir peur
Où que j’aille
Je suis à la grotte sacrée, la pierre percée
Car la Puissance de ma source
Coule dans mon sang
Je viens de la grotte sacrée, la pierre percée !

Si Ulysse veut revenir à Itaque
Moi, je suis partout à la grotte sacrée,
la pierre percée
Car la puissance de ma source
Coule dans mon sang
Je viens de la grotte sacrée, la pierre
percée
Je suis à la grotte sacrée, la pierre percée
Près de la Source de la grotte sacrée,
la pierre percée.


 


Version originale

Ngog Lituba : Poème extrait de l’oratorio « Noël Bantu » d’Évelyne Pélerin Go

Maah

 
Ligen djem li lol i Ngog Lituba
Litén djem li lol i Ngog Lituba Homa ba sôgôl sôgôl I bôdôl Kôba Kwan Ba bi bot litén djés.
Me bi lôl i Ngog Lituba.
 
Ma source vient de la grotte sacrée Mon peuple vient de la grotte sacrée Là où mes ancêtres : Kopa et Kwan Fondèrent notre peuple
Je viens de Ngog Lituba.
 
U niga me le, me konok ha ban woni.
To he to he me ke, Me téne digi I Ngog Lituba.
Mbimbe ligen djem
I kuli i kédé matjél mem. Me bi lôl I Ngog Lituba !
 
Tu m’as appris à ne plus avoir peur
Où que j’aille
Je suis à Ngog Lituba
Car la Puissance de ma source
Coule dans mon sang
Je viens de la grotte sacrée !
 
I bale Ulysse a témb i Itaque. Me, me téne digi i Ngog Lituba Mbimbe ligen djem
I kuli i kédé matjél mem. Me bi lôl i Ngog Lituba ! Me téne, i Ngog Lituba !
I pan ligen
Ngog Lituba.
 
Si Ulysse veut revenir à Itaque Moi, je suis partout à Ngog Lituba Car la puissance de ma source Coule dans mon sang
Je viens de Ngog Lituba
Je suis à Ngog Lituba Près de la Source Ngog Lituba.
 


En attendant le rapport de ce séminaire par le groupe d’organisation, il n’est pas inutile que j’insère ici le témoignage d’une participante et les appréciations de mon aîné, le Vice-Président Pascal Kinyokkih.
J’ai reçu un témoignage sur le séminaire du 27 septembre 2014. L’ayant parcouru avec plaisir, il m’a paru nécessaire de le joindre dans ce compte-rendu après séminaire comme un autre regard. Il est de Reine Gonda :
« Le premier séminaire de Mbogliaa/idf s’est déroulé avec un succès considérable à tous les niveaux. C’est une grande première pour nous autres d’avoir autant d’enseignements précis concernant la culture et les origines Bhaséens.
J’ai eu une grande satisfaction par rapport à mes attentes c’est-à-dire, j’ai toujours voulu savoir comment nos ancêtres se sont déplacés de l’Égypte à Ngok Lituba, c’était vraiment une grande attente personnelle.
 

Cette journée a été aussi d’une grande importance capitale pour moi grâce aux intervenants qui étaient clairvoyants, très précis et enthousiastes.
Le public était également présent au rendez-vous

J’ai  découvert en  tout  cas  que  la  vraie  histoire  biblique concernait l’Égypte antique des pharaons ou simplement les Bhaséens.
Les  Bhaséens  antiques  de  l’Égypte  pyramidale  avaient  une  puissance remarquable. Ils ont laissé des traces de toutes leurs conquêtes de par le monde principalement en Europe.
Témoignage : lorsque j’étais adolescente, dans mon village natal HÔK TÔM (Mboglom), ma feue mère me raconta une histoire selon laquelle nous étions pourchassés par les Européens, nous avions traversé le NÔÔN afin d’atteindre les la grotte sacrée NGOK LITUBA, et puis dispersés au Kamerun.
À l’époque, je ne comprenais pas que le NÔÔN c’était le désert. C’est pourquoi nous devons communiquer énormément entre nous afin de pouvoir transmettre le message autour de nous.
Ngén Basaa i nkal le : « Ibale u yi njè u ye ni hè u nlôl, u nla yi hèè u nkè » (1) C’était une journée bien animée, conviviale, instructive, de découverte, de savoir, très enrichissante, de partage par rapport à notre culture et à nos origines.
Alors, vu ce grand succès, il faudrait sensibiliser encore plus de Bhaséens. Il serait important de continuer à nous donner des enseignements encore plus profonds pour que nous puissions marquer notre union, la principale clé de notre réussite, afin de frayer le chemin d’une manière efficace et solide pour les générations futures.
REINE NGONDA (née Irène Ngo NKONDJOCK) »

(1) En bhanthoustani,  l’inggénih di bhasah jole dill kaw láná le : « Elle ull yi injeh nule ull yé ni he nile ull lôwne, hále ull yé láná le ull yi he nule ull ke. » En français, le proverbe bhaséen dit :
« Si tu sais qui tu es et d’où tu viens, c’est là que tu peux savoir où tu vas. »

Voici maintenant l’appréciation du Vice-Président Paslcal Kinyokkih adressée particulièrement à la Présidente du bureau d’organisation de ce séminaire, en date du 30 septembre 2014. Il dit :
« Monsieur le Président. Au nom du Bureau Exécutif et en mon nom personnel, je vous prie de transmettre au comité d’organisation du 1er séminaire Mbog Liaa Paris/Ile-de-France et particulièrement à sa Présidente Madame Marchand Maah Damarys, mes chaleureuses félicitations et mes sincères remerciements pour la
 

réussite incontestable de cet événement tant sur son organisation que sur la qualité des débats. J’ai tellement apprécié la discipline des séminaristes et la pertinence des débats, ainsi que les différents thèmes abordés. Je vous exhorte à continuer de l’avant pour le bien de notre peuple et la survie de notre association en général et du secteur Paris/Ile-de-France en particulier. Mention spéciale à Madame Marchand  pour  le  professionnalisme  et  le  sérieux  de  l’organisation  de  ce séminaire dont elle a fait preuve en y mettant son temps, ses moyens physiques et matériels, sans oublier son ménage et toutes ses relations personnelles. Merci à tous. Cordialement et fraternellement,
Pascal Kinyok Vice-Président du Bureau Exécutif de Mbog Liaa. »

Les gens pourront peut-être rétorquer que c’est beaucoup de félicitations pour notre sœur Damarys. Mais ce que nous devons savoir est que : « In bhôngôo ni bi jhekkih gwée. » Ce qui signifie : « L’ouvrier et son salaire. » Je peux dire que le but ici, est d’encourager l’effort et le sens du sacrifice que certains des nôtres plus consciencieux peuvent avoir pour nous permettre nous aussi de vivre. Donc, à
sœur  Damarys  qui  a  eu  le  mérite  de  porter  ce  1er   séminaire  de  la  section

Éducation, Santé, Humanitaire Mbog Liaa pour le secteur Mbog Liaa Paris/Ile-de- France, nous lui devons seulement d’infinis remerciements. Et que de par son exemple, cela puisse réveiller en chacun de nous le sens du devoir et de la responsabilité  vis-à-vis  de  la  vie  en  général,  et  de  notre  communauté  en particulier, c’est-à-dire le peuple du pays de la Grotte Sacrée, les Saà, les Tih et les  Pôh ;  car  elle  est  seulement  cette  femme  aséenne  pleine  de  grâce  et  de caractère que nous avons tous connue à une certaine époque et qui tend à disparaître aujourd’hui à cause d’une société démente qui avait plutôt voulu disqualifier le mérite en encourageant la jalousie alors que cette femme aséenne est seulement la Bonté incarnée. Et c’est pourquoi ce séminaire vient de le démontrer, car il y avait beaucoup de cœur, de fraternité et d’ouverture à vouloir unir tout le monde dans une même communion d’amour.
Ainsi s’achève ce post-séminaire du 27 septembre 2014.

Que THA, DIEU, et les Ancêtres bénissent !

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