EDEA 13 juin 2015, MBOG LIAA fêtait ses 20 années d’existence

Association Mbog Liaa

Ce site a été mise à jour le Vendredi 07 Décembre 2018 à 17:59

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Le mois d'Août est traditionnellement un mois de vacances pour la plupart de nos compatriotes c'est à dire des jeunes qui d'après les statistiques, même si celles qui sont officielles tardent à venir, constituent  plus de 60% de notre population.
Je ne fais pas abstraction de ceux moins nombreux qui ont le privilège de travailler et de réclamer une pose que j'espère bien méritée. Je serai frappé de cécité si je faisais semblant d'ignorer ceux qui malheureusement trop nombreux, n'ont pas eu d'autre choix que de continuer à compter les jours en espérant des lendemains qui pour l'instant, refusent obstinément de chanter.
Contrairement à la cigale,  ils n'ont pas choisi de donner de la voix tout l'été pour que de prétendues fourmis, leur proposent de danser maintenant.
Le mois d'Août a été comme annoncé celui de la fête du Patriarcat. Le "Ngand Mbog". Je  ne vais pas vous en parler, des plumes plus avisées et probablement plus objectives  que la mienne l'ont fait et continueront à deviser sur les thèmes abordés et les résolutions prises.

Ceux qui me connaissent ou m'ont côtoyé ces trente dernières années savent que j'ai toujours systématiquement refusé tous les prix et autres" awards" qui m'ont été proposés, quelques uns l'ayant d'ailleurs été d'apparente bonne foi et de façon certainement désintéressée.
Seulement je me suis toujours méfié de cette perception fugace de la notoriété  qui souvent a aveuglé ceux qui se sont laissé prendre au jeu.
J'ai été  malgré moi, et du fait probablement de l'âge qui tire inexorablement chacun de nous vers la révérence  plus ou moins précipitée du théâtre de la vie, j'ai été dis-je, projeté devant les feux de la rampe, car de temps en temps sans votre avis, d'autres sont comptables de votre cheminement et de vos actions.
J'assume ce parcours, même si je paye depuis quelque temps un lourd tribut  et ceci dans un domaine où je pensais être le moins vulnérable, c'est à dire l'exercice de  ma profession combinée à  une certaine idée  que je me fais de la morale publique et privée.

On peut donc comprendre quelle a été mon émotion et concomitamment une certaine perplexité quand le collège des Mbombog, paraît-il dans une certaine unanimité, a pensé que dans leur année de référence qui se terminait le 31 juillet 2014, j'étais celui qui avait le plus œuvré pour la promotion de notre fratrie et au-delà.
Fils et petit fils de Mbombog, je n'aurai pas l'outrecuidance de juger et encore moins de remettre en cause le choix de mes vénérables Pères. De toutes façons les attributs qui ont accompagné cette cérémonie, connaissant leur portée ne me laissent guère le choix.

Une charge aussi lourde ne venant jamais seule, ils m'ont demandé de convoquer tous les Présidents de famille pour une causerie fraternelle, dont l'ordre du jour sera communiqué à chacun des concernés par les moyens les plus appropriés.
Je tiens à remercier ici mes Pères pour cette confiance, ainsi que tous ceux qui, présents à Sombo, voyant mon air dubitatif quant à ma capacité à remplir avec efficacité cette cruciale tâche, m'ont assuré de leur indéfectible soutien.
Quant aux chefs de familles, aux notables et à tous ceux qui comptent dans notre fratrie, je leur demande de répondre favorablement à l'appel de nos sages, qui ont reconnu que beaucoup restait à faire y compris par eux, pour que les lendemains de notre peuple et de notre pays finissent enfin par chanter.
Nous tous qui sommes conviés à ce banquet de la renaissance, avons un âge où les sages commencent à faire leur valise et leurs comptes. Nous avons une responsabilité historique par rapport à ceux qui nous ont précédé car les morts ne sont pas morts.
Cette responsabilité se décline de façon encore plus forte  vis- à- vis de ceux qui nous succéderont et qui frappent déjà à la porte. L'écriture par le plus grand nombre, de notre partition de ce concerto à plusieurs mains, de notre histoire commune multi-millenaire, c'est Maintenant ou Jamais.

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