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De son vrai nom Moïse Balepa, Bebey Bass est un musicien producteur de musique traditionnelle originaire du département du Nyong et Kellé qui réside depuis quelques années aux Etats Unies dans l’Etat de Maryland. Au cours de son passage récent au Cameroun, nous l’avons rencontré à Eseka. Il répond à nos questions concernant sa musique et son parcours.

Qu’est-ce qui vous a poussé à vous lancer dans la musique ?

Je chante depuis 1982 comme amateur précisément au lycée classique d’Eseka où dans cette ville à l’époque, il y avait beaucoup de grands noms de notre musique comme Bikoko Aladin, Samson Chaud gars, Tjaps , Oum, la princesse Erica etc....Vivant dans un environnement avec ces artistes de la musique Basaa, je décide de devenir comme eux .Ma vraie aventure musicale commence quand je  vais a Yaoundé pour mes études au lycée General Leclerc où je deviens chef d’orchestre. Les années suivantes, je continue à exercer comme chef d’orchestre mais respectivement dans les lycées de Nkoleton et Biyemassi où j’avais également poursuivi mes études. Lorsqu’en 1998 je sors mon premier Album intitule Dynamo qui comptait six titres. Je l’ai réalisé avec le concours de Jean Bosco Ntep et un autre frère de Makak Guy Gwate. Mais l’aventure de cet Album où je me suis auto produit s’arrête à cause du manque des moyens de promotion.

Quand et pourquoi avez-vous décidé de vous installer aux Etats-Unis ?

Après mes études à Yaoundé, Je décide en 2000 de rentrer à Eseka et j’ouvre un cabaret « Soul Jam » qui était d’ailleurs le premier du genre car Aladin jouait avec une guitare. Petit à petit je compris qu’il me faut avancer. Et chez nous en Afrique pour avancer dans l’art, pour plusieurs d’entre nous, il faut beaucoup voyager. En 2004 lorsque ma maman décède, je décide donc de m envoler mais pour où? En 2009 le choix était retenu pour les Etats Unis et en 2010 Dieu m’a aidé et je suis parti. Au début, les conditions de vie n’étaient pas meilleures dans ce pays mais comme tout Africain je me suis battu.

Parlez-nous de votre premier album et les conditions dans lesquelles il a été conçu ?

En 2012, j’ai engagé ma maquette car mon premier projet n’était pas assiko mais j’ai changé d’avis car quand je pars d’Eseka je laisse l’artiste Bikoko dans mon Cabaret et il décède après moi .J’ai donc senti une mission salvatrice de notre Assiko comme une autre danse. Du coup, j’ai changé de composition d’ où le titre de l’Album 2014 Maeya qui signifie les pleurs .Pas les pleurs d’Aladin car l’artiste ne meurt jamais mais les pleurs de l’assiko. L’album est entièrement enregistré au Cameron car aux Etats Unis, il n’y a pas de bon joueur d assiko. Les six titres dont je parlais plus haut sont : Maeya , A nke ,Mama , Pauline slow, l’orphelin , Papa .

Comment vous occupez vous de la promotion de votre premier album ?

Je fais plusieurs émissions. J’ai donné beaucoup d’interviews .J’ai également fait une première vidéo avec le titre « A nke Assiko » sur youtube qui passe déjà à la chaine de télévision canal 2.Et d’ici quelques semaines, on aura ma deuxième vidéo Maeya Assiko qui passera à canal2 aussi, la promo est plus accentuée sur le net actuellement car c’est l’outil de l’heure.

Pourquoi avoir choisi de faire dans l’assiko?

Je suis un farouche promoteur de la culture basaa et l’assiko est l’une des danses traditionnelles des Basaa.Nous avions une culture très riche et variée. Alors j’ai décidé de promouvoir ma culture par l’ assiko l’une des danses de chez nous .J’aime beaucoup la culture basaa. Voyez-vous une bonne partie de jeune rêve d’aller aux Etats Unis pour jouer comme Michael Jackson mais moi, je fais l’ assiko. En plus j’ai rénové mon cabaret soul jam à Eseka afin d’aider les jeunes de cette ville avec un matériel de l’heure.

Est-ce que vous sentez l’existence de la musique Basaa MPoo Bati aux Etats unis ?

Il n y a pas la musique Mpoo Basaa Bati aux Etat Unies. Je pense c’est une mission dure pour moi. Mais avec l’aide de tous nos frères qui aiment la musique Basaa, je crois que je pourrais y arriver.

A votre avis que faut-il faire pour que la musique Basaa Mpoo Bati soit connue à l’international, particulièrement aux Etats Unis d’Amérique?

Il nous faut d’abord une base solide pour nous imposer et faire la promotion. Je crois également que les promoteurs de la musique Basaa Mpoo Bati doivent chercher un partenariat avec les directeurs des festivals aux Etats unis pour essayer de propulser notre musique.

Quels sont vos rapports avec les autres artistes, notamment ceux qui font l’assiko ?

Il y en a avec qui j’entretiens des rapports professionnels. Avec d’autres, ce sont des rapports amicaux. Sinon que j’ai de très bons rapports avec bien d’autres. Pour preuve, ma nouvelle vidéo regroupe plus de six musiciens. Je suis ouvert aux artistes. Je les respecte

Peut-être un dernier mot à l’endroit de vos fans au Cameroun en Afrique et partout dans le reste du monde

Je remercie beaucoup le public, mes fans qui m’ont toujours soutenu. J’aimerais qu’ils continuent à le faire. Si je suis ce que je suis aujourd’hui, c’est grâce à mon peuple aussi. Et je ferais tout pour ne pas faillir, et surtout ne pas les décevoir.

 

Interview réalisée par TATIANA MATJE MBONDO

 

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