EDEA 13 juin 2015, MBOG LIAA fêtait ses 20 années d’existence

Association Mbog Liaa

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La grande faucheuse comme à l'accoutumé, sans crier gare a encore frappé! Quelqu'un dont je tairais le nom, par souci de discrétion pour l'illustre disparu et sa famille , lui qui a toujours eu en horreur la fatuité des postures ostentatoires des bals d'éternels débutants. Quelqu'un que j'admirais beaucoup, qui était souvent là quand le besoin d'un conseil avisé se faisait sentir. D'autres auraient dit un ami, mais  ce terme me paraît tellement galvaudé .

Cette disparition aussi soudaine qu'inattendue, m'a forcé à réfléchir sur la posture que nous, ressortissants de la grotte mythique prenons souvent à l'occasion de ces moments que nous aimerions ne jamais avoir à vivre.

Les éloges post-mortem sont souvent dans leur emphase, inversement proportionnels à la considération et à l'affection qu'on avait pour les vénérables disparus.
Nous avons dans l'aire Mbogliaa, plus que chez nos voisins, un culte du martyr qui mérite probablement une analyse psychanalytique que j'avoue ne pas avoir les qualités ni les compétences pour mener.

Cependant il y'a urgence car notre situation économico-socio-culturelle dont le modèle à mon humble avis est largement perfectible dépend de cette posture.
Nous sommes d'autant plus prolixe sur les martyrs éternels que nous avons participé à leur disparition.
Cette démarche n'a de sens que si nous sommes tous des adeptes de l'évangile apocryphe selon Saint Judas, qui fait de ce dernier le disciple qui aimait le plus Jésus et qui paraît-il espérait en le livrant contre 30 piécettes et un petit lopin de terre, vivre en direct un miracle dont il était le seul à détenir les clés et dont il était l'unique croyant.
Nous savons tous comment cela s'est terminé.

Pour compliquer la situation de notre fratrie, alors que tout développement Economique repose sur une notion de richesse cumulative, avec pour mode opératoire l'addition sur la base 10, nous avons opté de faire la notre sur la base 2 où 1+1 =0.
Pour comprendre à quel point cette appréhension du monde est ancrée dans notre subconscient collectif, il faut la mettre en rapport avec l'autre assertion bien de chez nous: hi kokongo hi yiyimba! Traduction:  " à chaque petite grenouille, sa petite mare!" On est pas entrain de parler de crocodile ici!!
Cette équation fait de nous  dans le meilleur des cas, des petits  singletons et explique probablement nos performances économiques,sociales et culturelles  peu enviées, dans un espace géographique  pourtant  béni de Dieu.

En dehors de celui économique, nous vivons donc ce paradoxe bien Bassa Mpoo Bati où nos Héros quand nous en avons, doivent absolument mourir, le plus tôt étant le mieux, et où  nos martyrs méritent une âme immortelle!
C'est grave, mais on va faire comment alors?

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