EDEA 13 juin 2015, MBOG LIAA fêtait ses 20 années d’existence

Association Mbog Liaa

Latest update Monday 08 April 2019 à 07:21

Edito

Newsletter

Please subscribe for free to receive regularly the communities Bassa, Bati and Mpo'o news.

Visites du site

Compteur activé le 30/05/2018

Visites depuis 01/01/2018
0758332
Ce jour195
Hier1005
Cette semaine7125
Ce mois30439
Total758332
Home

L ' histoire avec un grand H est souvent paraît-il la somme ou plutôt la conséquence de petites histoires qui en fonction des circonstances auraient pu passer totalement inaperçues. Si le nez de Cleopatre n'avait pas été aussi long, la face du monde dans lequel nous vivons aurait été différente.

Combien de claques sont distribuées tous les jours et pas qu'à des petits morveux, sans que cela n'émeuve qui que ce soit? Pourtant, une, allongée à un prince jusque là inconnu des balkans a provoqué la première guerre mondiale, avec toutes les conséquences que l'on sait.

Le moi est haïssable, je ne cesse comme vous de le répéter!  Mais comme j'ai le privilège de tenir le crachoir mensuel de cette rubrique, vous ne m'en voudrez pas de prendre le risque de puiser de temps en temps dans ma petite histoire à moi qui, à juste titre n'intéresse personne. Mais comme on dit ici chez nous au Kamer, on va faire comment alors?
Ayant pris cinq semaines de retraite volontaire, avec une réduction géographique et sociétale  du rayon de mon cercle vital, j'ai médité sur la place du tamtam dans notre société.
Le tamtam, est depuis des lustres le véhicule par excellence de la transmission sociale des informations, des sentiments et des énergies.
Le tamtam, y compris dans toutes ses formes modernes, téléphone, internet, tweet,textos et que sais-je, peut faire circuler les bonnes et moins bonnes nouvelles, faire sauter de joie, amener à se tordre de douleur.

J'ai eu pendant ces moments privilégiés évoqués plus haut, à expérimenter une version inédite de ce mode de communication: le tamtam aphone, où tout le monde sait, ou plutôt croit savoir,  mais personne n'a rien entendu et par conséquent, ne commente ce qui n'a pas été dit, que dans des cercles initiés.
Cette attitude peut paraître curieuse, mais s'explique par l'ambivalence qui nous habite quand nous recevons les nouvelles transmises par notre tamtam adoré. Doit-on se réjouir ou doit-on s'affliger? La réponse n'est pas toujours  évidente. Elle l'est encore moins pour les Bassa Mpoo Bati, à qui on a transmis un drôle de message, il n'y a pas si longtemps et qu' ils n'ont pas fini de méditer:"si vous n'arrivez pas à vous aimer, au moins ne vous détestez pas!"

Je manquerai à mon devoir d'animateur de la grande  fratrie , si je ne tirais pas un coup de chapeau mérité à la grande famille Aoum À Binan pour leur congrès dont les fruits ont tenu la promesse des fleurs. Chers sœurs et frères, la route est certes encore bien longue et probablement semée de quelques embûches , mais quel plaisir d'être ensemble pour construire et se construire?
Mon vœu le plus cher étant que cet exemple se répande comme une traînée de poudre parmi toutes les grandes familles de la fratrie Mpoo Bassa Bati.
Si nous y parvenions, alors l'ambivalence du tamtam cesserait définitivement de pencher du côté obscur de la force, pour notre plus grand bonheur.

Partager l'info